Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Résumé Arzacq

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Après une certaine incertitude sur notre préparation, Vincent termine l'auto à la dernière minute. Nous pouvons donc participer à la première épreuve de l'année: Le rallye des collines d'Arzacq.

C'est avec le statut de favori, que nous débutons cette course magnifique sous un temps ensoleilé. A ma grande surprise, le terrain est sec et très rapide. Les paysages sont très jolies tout comme les spéciales.

Avec une victoire à la clé, le championnat débute de la plus belle des manières Wink

Samedi 21 Février : Nous passons la journée chez Vincent pour finir l’auto et faire des essais. En fin d’après midi, nous sortons l’auto pour aller roder les freins. Peu avant de partir, nous nous apercevons d’une fuite sur un étrier arrière. Vite… un téléphone… « Allo Oreca, il nous faudrait un kit joint. Livraison Mardi ? Parfait, on prend. »

En début de semaine, Vincent reçoit les joints. Il les monte et rode les freins. Tout se passe bien. On ira donc à Arzacq.

 

Mercredi 25 Février : Vincent part en début de soirée en compagnie du fidèle ami Picco. Direction Arzacq. Ils arrivent vers 4h du matin avec en prime une jolie photo qui lui sera envoyée par la poste -)

 

Jeudi 26 Février 8h : Vincent part avec le quad et Picco avec la moto. Direction les spéciales du week-end. Vincent prend les notes au dictaphone et Picco tente de s’amuser sur ce terrain assez difficile pour les bras… Quand à moi, je bosse à Amiens. Vivement demain. Après cette bonne journée reconnaissances, Vincent et Picco recopient 3 spéciales avant de tomber de fatigue.

 

Vendredi 27 Février 4h30 : Je pars d’Amiens direction Orly pour prendre l’avion de 7h10 en direction de Pau. Arrivée prévu à 8h25. Quant à Vincent, il part faire la spéciale des Roques avec le convoi et les notes que j’ai fait à l’aide de la vidéo. En verra ce que ce donne.

Mathilde et Daniel viennent, très sympathiquement, me chercher à l’Aéroport de Pau. Je les en remercie de nouveau. En attendant le retour de Vincent et de Picco, je recopie les 2 dernières spéciales à l’aide du dictophone. J’ai l’impression que ça tourne beaucoup dans le coin !

 

10h : c’est parti pour 5 spéciales à faire en quad pour vérifier les notes. Pour finir la journée, une marche sur la spéciales des roques nous remettra en forme.

Ca se confirme, ça tourne beaucoup et c’est très rapide. Il ne va pas falloir se perdre ni s’endormir. Pour le moment, ma spéciale favorite est Montagut. On verra en course.

Pause déjeuné devant le départ des roques, il est 14h… Et c’est parti pour 2h de marche.

On corrige les notes prises à la vidéo tout en discutant et en appréciant cette jolie région.

1h45 après, appréciez la performance -), nous rejoignons Picco et une salvatrice bouteille d’eau.

Direction les vérifications administratives et Techniques. Une fois de plus, il y a de très jolies voitures. Nous ne sommes pas les seuls à avoir refait la déco de l’auto.

Cyril Omnes sort ici sa toute nouvelle C4. Elle est très bien finie. Pierre Philippe a fait du très bon travail. Jérôme Bos est présent avec son Caze 2roues motrices 2 litres. Une carrosserie originale et sympathique. Quand on connaît la difficulté de faire une carrosserie, on apprécie encore plus le travail réalisé. Notons aussi le Clio Moncet d’Hervé Gaillacq. Elle est animée par un Clio RS et une boite Savev 5 séquentielle. Fait assez rare pour une voiture neuve, elle est au poids limite. Bravo.

Laurent Fouquet est présent avec sa nouvelle auto et une déco sympa.

Breton est présent avec sa Clio Rivet préparée par LAD avec une boite 6 et un Clio RS3 de 250cv. L’auto n’a rien perdu de sa superbe.

 

Les caques sont enregistrées sur une feuille et une étiquette numérotée est collée sur le casque. Plusieurs équipages passent avec d’anciens casques dont la norme est toujours valable (BSI). Pour nous, pas de problèmes. Nous rentrons l’auto au parc fermé derrière l’église. Rendez vous demain matin à 7h45 pour transférer l’auto au parc au centre d’Arzacq (300m).

 

Retour au gite où de très bonnes lasagnes nous attendent. Puis séance de recopie du road book. Un peu trop rapidement… La suite des événements le dira.

 

Samedi 28 Février, 7h30 : nous partons du gite pour Arzacq. Petit convoi vers le parc fermé. La nuit a été fraiche et courte -)

Le stresse n’est pas trop présent. Bizarre, ça ne me ressemble pas. Une longue attente commence. Les 4x4 du trophée partent en premier suivi 5min après des T1A, puis se sera notre tour. Il est prêt de 10h lorsque nous quittons le parc.  Nous arrivons au départ de la spéciale de Nouzeille et c’est avec surprise que nous découvrons pas moins de 20 voitures attendant le départ. Sandrine FRIEDRICH s’est collée dans le premier bourbier puis Urrutia est sortie. Résultat, 1h de retard.

 

Un peu stressé et inquiet, nous partons dans ce premier chrono. Au bout du premier kilomètre, je m’aperçois que je ne suis pas dans le rythme. Je n’ai pas assez reconnu et je n’arrive pas à annoncer les notes assez rapidement. Je n’ai pas de repères et ce qui devait arriver arrive… je me perds. Heureusement Vincent connaît un peu la spéciale et il fait comme il peu pour finir le chrono. Je suis très confus de la situation et Vincent est très sympa.

Nous faisons le 3ème temps en 4’’46’8. Bidart commence bien. Il fait le scratch en 4’’36’5. Nous savions qu’il faudrait le surveiller, mais là, 10s d’entrée de jeu, ça fait mal.

 

Direction Montagut pour l’ES2 : On se reprend en main. Les notes tombent sans problèmes et c’est le scratch juste devant le surprenant Hervé Gaillacq. POCHELUBERRY et Burley renoncent sur problème mécanique. Caze renonce aussi sur casse du pont arrière.

Direction le parc d’assistance. Nous avons seulement 15min d’assistance. La zone se situe le long d’une route qui a était fermée pour l’occasion. Nous roulons assez lentement pour trouver le fourgon d’assistance qui se trouve tout au bout de la zone.

Nous devons contrôler le ralenti. L’auto n’arrête pas de caler. En resserrant l’arrêt de gaine du câble d’accélérateur, il casse. Nous devons enlever la partie cassée et la réparer. Résultat, 4min de retard à la table de pointage…. 40s de pénalité. Nous passons à ce moment de la course, 5ème de classe. L’après midi sera sport.

La direction de course profite de la pause déjeuné pour reclasser les équipages en fonctions des temps des 2 premières ES. Comme nous sommes arrivés tard en 2 roues, la direction de course envisage de nous faire partir en dernier comme lors du Dunes et Marais. Ca me semble étrange et surtout en désaccord avec le règlement. Une petite discussion avec la sympathique relation concurrent qui rentre en communication avec la direction de course. Le temps de vérifier dans le règlement et la réponse tombe : « bloquer les départs des 4x4. On sort un nouveau classement ». Sage décision.

 

Notre pénalité n’étant pas encore prise en compte, nous partons en tête des 2 roues en 21ème position devant Bidart, Gaillacq et Renoulleau. Une bonne ambiance à la table de pointage !

 

ES 3 : Le Château. Cette spéciale commence par une partie assez roulante puis une partie technique dans les bois pour se terminer par une partie rapide. Tout commence bien. Le rythme est bon. Les freins répondent mieux que ce matin. Nous rentrons dans la partie technique de la spéciale avec des virages tous les 10m et donc autant de notes. Je rate une ligne et je suis perdu. Vincent m’indique les prochains virages pour que je me repère mais il se déconcentre et nous passons à 2 doigts de la grosse faute. Dans un Droite serré dans les bois en descente, nous nous posons en bascule sur le talus. On hésite à faire une marche arrière…Ce sera 1ère et on verra ce qu’il se passe. On perd 20s dans cette histoire qui se termine bien. On en est à 2 fautes pour moi à 0 pour Vincent… Encore 6s de perdu sur Gaillacq. Bidart part en tonneaux et il bloque la spéciale. Rien de grave mais il va falloir passer des heures dans le sous sol pour refaire l’auto pour le Labourd. Cazalet rend son carnet dans cette même spéciale.

 

ES4 : Montagut : cette spéciale est pour nous, tout au moins nous allons essayer qu’elle soit pour nous. On part à bloc. Pas une seule faute ni de l’un ni de l’autre. 13ème temps et 1er de la classe avec 6,5s d’avance sur Renoulleau et 21,6s sur Gaillacq. Ca va mieux.

Breton et Herbert renoncent dans cette spéciales. Gaillacq est passé avec les grandes roues car il trouve que ça tape trop. Un bon choix pour la spéciale du Château mais pour Montagut, je pense que ça ne soit pas ce qu’il y a de mieux.

 

ES5 : Le Château : Spéciale presque parfaite. Nous sommes stoppons encore trop l’auto dans les virages lents mais rien de grave. C’est le scratch avec 5,3s sur Renoulleau et 8,7s sur Gaillacq. Nous sommes 3ème de la classe.

 

ES6 : Montagut : Objectif, gagner le plus de temps possible. Bizarrement, nous ne faisons aucune erreur, nous avons l’impression que le rythme est très bon, mais ce n’est pas le scratch. Pire, nous mettons 5s de plus que lors du passage précédent. Nous mettons 16,7s à Gaillacq. Ca nous permet de repasser en 2nde position de la classe avec 16,6s de retard sur Pierre Jean et seulement 2,8s d’avance sur Gaillacq. Il ne faudra pas s’endormir dimanche.

 

Nous passons un bon moment au café des arcades en compagnie d’Hervé Bidart qui a juste quelques courbatures de sa sortie du début d’après midi.

 

Retour au gîte pour manger et faire le road book du dimanche. J’attends d’être au calme pour recopier les notes. J’avais besoin d’un moment de calme pour me concentrer et comprendre pourquoi la matinée avait été si difficile pour moi. Coucher minuit.

 

Dimanche 1er Mars : Levé à 6h30 pour ranger le gîte avant d’aller à Arzacq. L’objectif est clair : Frapper fort dès le premier chrono. Le terrain est pour nous et nous avons un peu la pression de la part de l’équipe. On leur doit bien ça.

 

A la sortie du parc, nous avons la surprise de partir en tête des 2 roues motrices. Le classement pour la sortie de parc ne tient pas compte des pénalités. Nous partons pour une liaison de 10km qui fait suite à celle de 12km d’hier soir. A cela s’ajoute 7km de chrono et de nouveau 12km pour rentrer au parc d’assistance. Vincent stresse un peu lorsque nous arrivons au départ de la spéciale de Moulin de Baille et qu’il découvre que Patrick (Poincelet) et beaucoup d’autres sont passés faire le plein d’essence. Une information  qui est restée assez confidentielle à mon gout. Rien de grave, nous avons assez d’essence pour faire la spéciale et la liaison.

 

ES7 : Moulin de Baille : Ca part très vite. Le terrain est assez sec et les notes sont bonnes. Sensations assurées lorsque j’annonce 2 sommets de suite en face à fond de 5 puis à fond de 6 pour 300m Droite 90…. Vincent me fait confiance et il ne lâche pas sur les sommets. Il fait très chaud à la fin de la spéciales. 12ème temps scratch et scratch en 2 roues avec 11s d’avance sur Renoulleau et 25,7s sur Cazalet. Gaillacq réalise le 4ème temps avec 26s de retard. Avec un temps comme celui-ci, on marque les esprits. Gaillacq décide de changer de pneus pour monter des Fedimas.

 

ES8 : Les Roques : Nous redoutons tous cette spéciales. Entres copilotes, on échange sur la quantité de note qu’il va falloir envoyer avec un bon rythme. Les pilotes redoutent la première partie dans les bois. C’est un slalom entre les arbres.

C’est partie pour un très long slalom. La première partie est très grasse. Nous avons un rythme prudent. A la sortie du bois, j’encourage Vincent pour gagner ce qui peut l’être dans les pâtures et les champs.

Un petit coucou à Bruno Coet dans la seconde partie de la spéciale et c’est déjà l’arrivée. Pas si redoutable que ça en fait -)

Scratch juste devant Gaillacq pour 0,2s….Cazalet fait le 3ème temps juste devant Renoulleau (18s de nous).

 

ES9 : Moulin de Baille : Nous passons en pneus sec malgré une forte inquiétude pour le temps qui est couvert depuis le début de la matinée.

Au départ, le temps est très gris mais il ne peut toujours pas. Nous faisons le premier kilomètre en recherchant de la motricité sur cette portion plus grasse.  Vient ensuite la partie rapide avec du goudron et des chemins secs. Les pneus sont très adaptés à ce type de terrain. Nous sommes même trop gentils sur les freinages sur le goudron. Le grip des Michelin est vraiment très bon. Nouveau scratch avec 12,1s d’avance sur Gaillacq et 13s sur Renoulleau.

Gaillacq fond sur Renoulleau alors que nous avons maintenant 26s d’avance sur Pierre Jean.

 

ES10 : Les Roques : Nous décidons d’être prudent dans cette ES où il y a beaucoup à perdre. On assure sans s’endormir mais en faisant attention dans les endroits risqués. Gaillacq fait le scratch à 0,2s de nous. Nous ne faisons pas mieux que lors du premier passage.  Cazalet fait de nouveau le 3ème temps. Dommage qu’une panne d’essence samedi matin soit venu le stopper.

 

ES11 : Cruzas : Cette spéciale est très rapide et les chaumes sont de véritables aspirateurs à puissance. J’ai l’impression que le moteur ne pousse pas… 16ème temps et scratch dans le groupe. Pierre Jean est à 10,4s mais Gaillacq le suit à 1,4s. Le combat pour la seconde place semble tourner à l’avantage de Gaillacq.

 

ES12 : Nouzeille : Le bourbier du départ a été curé samedi midi à l’aide d’une grue. Ca passe sans problèmes. Au bon de la longue ligne droite sur gravette, Vincent accélère trop tôt à la sortie d’un Gauche 90. L’auto part à l’équerre. On se retrouve face à un fossé. Vincent régit très calmement : il passe la marche arrière puis 1ère et c’est reparti. Direction le guet… La cloison aux pieds de Vincent cède. Il prend une douche gratuite. L’intérieur du buggy est une baignoire. Nous pensons que l’eau est rentrée par la porte. Dans le 2nd guet, Vincent comprend que l’eau rentre par la cloison que nous avons à nos pieds. Il est plein de terre… Il adore -) Dans le dernier guet, nous passons au pas puis nous cherchons de la motricité dans la remontée dans les bois. Ca glisse énormément et j’ai l’impression que nous allons prendre une valide. 3ème temps des 2 roues derrière Gaillacq qui fait le scratch pour 7,3 de mieux que nous. Renoulleau perd 3s sur Gaillacq.

 

ES13 : Cruzas : Le premier guet à l’entrée du bois est passé au pas. Puis dans le bois, c’est très glissant. Nous passons très près de certains arbres. De mon côté d’ailleurs… Bizarre -) Nous ressortons dans les champs où le danger est moindre. Nous attaquons un peu. Dans la ligne droite de 800m, nous sommes en 6 lorsqu’il faut freiner pour la chicane. L’auto part en luge. Les roues sont bloquées et nous n’avons pas la présence d’esprit de relâcher les freins au dernier moment pour essayer de tourner. Résultat, tout droit dans les pneus et les bidons qui délimitent la chicane. Le moteur cale 2 fois de suite. Le temps d’escalader les pneus et c’est 20s de perdu. On finit gentiment la spéciale et le rallye. Ce n’est pas sans un certain soulagement que nous rejoignons le parc fermé. Je suis très content d’en avoir terminé mais surtout, c’est la première victoire de l’année.

 

De retour au parc fermé, notre sponsor, les établissements Rubio, est présent. C’est sympathique à lui d’avoir fait le déplacement avec sa famille.

 

C’est un super week-end qui s’achève. J’ai pris beaucoup de plaisir dans l’auto. L’ambiance dans l’auto est super bonne et avec l’équipe, ce sont des moments sympas que l’on partage à l’assistance.

 

Merci à Vincent pour le week-end et la victoire que nous avons construit ensemble malgrè nos multiples erreurs : 2 chacun. -)

Merci à Picco pour l’assistance ainsi que Daniel et Mathilde, sans oublier Béatrice qui nous a tenus informés tout au long du week-end de nos temps et de notre position. C’est important pour éviter la douche froide en fin d’étape.

 

Rendez-vous après à la prochaine course… Le Labourd.

 
Mise à jour le Mercredi, 25 Mars 2009 10:39