Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Résumé Arzacq

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Rallye des collines d’Arzacq et du Soubestre

V Poincelet J Riviere. Copyright Fane

Avec 8 autos aux performances égales, cette première épreuve de l'année s'annonçait très intéressante. Vincent Poincelet domine la course avant de renoncer dimanche midi sur problème mécanique. Grégory Goni prend alors le relai. Il gagne la course devant Pierre Jean Renoulleau qui a attaqué tout le week-end... Peut être même un peu tropWink Nicolas Larroquet découvrait sa nouvelle auto. Il a fait une course régulière et il monte sur la 3ème marche du podium.

 

La saison 2010 débute déjà. L’intersaison est passée très vite et nous avons terminé l’auto tout juste pour la course.  Pas de gros changements cet hiver : pourquoi changer ce qui fonctionne !

Vincent part mercredi soir et moi je le rejoins jeudi soir. Vendredi matin, nous partons pour reconnaitre les 7 spéciales du rallye dont Les Roques qu’il faudra faire à pied.
Le terrain est très gras et nous sommes recouvert de boue et par la même occasion mes notes aussi. Bien que nous reprenions les notes de l’année dernière, il y a tout de même de nombreuses corrections à faire, notamment au niveau des distances. Tout juste le temps de faire un sandwich et nous partons faire les 5,5km des Roques à pied. Par chance, le tracé n’a pas changé. De petites améliorations ont été faites mais ça reste une vraie spéciale de tout terrain. Jean Aguerre, voiture 0, confiait au parc d’assistance que cette spéciale lui rappelait des spéciales des Cimes il y a quelques années.

Vers  16h30, nous nous rendons aux vérifications administratives et techniques.  Nous découvrons la nouvelle auto des frères Larroquet. Nico et Bruno ont fait une très belle voiture. Côté technique, elle est propulsée par un clio RS3 accouplé à une boite de vitesses séquentielle Sadev (SL90) et suspendu par 4 Öhlins. Le moteur est en position arrière. La mode n’est plus au centrale arrière… Est-ce plus efficace compte tenu du poids des boites de vitesses, pas sur. Mathieu Darzouse inaugurait aussi une nouvelle auto : un châssis Fouquet avec le moteur à l’arrière. Pascal Zelnski vient de faire l’acquisition d’un Tomahwak tout juste sorti des ateliers de Michael Caze. Le challenge 2 roues Motrices devient un vrai championnat avec au départ de ce rallye 8 voitures équivalentes en performances (Poincelet, Renoulleau, Gaillacq, Goni, Larroquet, Darzouse, Helin, Zélinski).

V Poincelet J Riviere. Copyright Marc darrigolPas de soucis particuliers lors des vérifications. Les commissaires techniques vérifient que les portes ou les vitres des voitures sont démontables sans outils depuis l’intérieur de l’habitacle.

19h00, le briefing des pilotes a lieu devant la mairie. Le directeur de course nous rappelle que les casques sont interdits en liaison et qu’il faut les enlever au point stop. Nouveauté, nous ferons des départs avec le système électronique de chronométrage comme dans certains rallyes du championnat de France asphalte, style WRC.

Le temps de visionner le 3ème DVD de MPVRace et nous nous couchons tôt.

Le rallye débute avec la spéciales de Toupis que les anciens connaissent. Presque entièrement dans les bois, elle est très glissante et piégeuse. Pour se remettre en jambes, c’est déjà un gros morceau. C’est une de ces spéciales où il y a beaucoup à perdre et très peu à gagner. Nous décidons de partir prudemment pour que Vincent s’habitue à la nouvelle crémaillère de direction plus directe que l’ancienne (1,25 tours en moins). A l’arrivée, nous faisons 4’13’’6. Les scratch est fait par Pierre Jean Renoulleau en 4’04. Goni est 2nd en 4’08’’2, Gaillacq 4’12’’4, De La Noe 4’12’’5, Incagaray 4’13’’2 et Poincelet en 4’13’’5.  Nous sommes à preque 10s de Pierre Jean Renoulleau.

ES2 : Le Château : On part sur un rythme plus élevé. La première montée dans la cavée est très creusée et au milieu il y a une marche. L’auto fait un  gros saut et pique de l’avant. Après le sommet, les 2 longs droits qui suivent le gauche sont très glissants et Vincent bataille pour conserver l’auto dans les traces. Nous faisons le scratch en 8’22’’4 devant Larroquet 8’27’’9, De La Noe 8’34’’1, Helin 8’’35’2, Goni 8’36’’1 et Pocheluberry 8’43’’0. Renoulleau et Gaillacq font tous les 2 un tête à queue en haut de la première montée et ils éprouvent quelques difficultés pour se remettre dans le bon sens. Mathieu Darzouse n’a pas pris le départ de cette spéciale ainsi que Zelinski sur problème de chauffe moteur.

Au cumul des 2 spéciales, nous sommes en tête avec 6’’6s d’avance sur Nicolas Larroquet et 8’’3s sur Grégory Goni.  Nous sommes 12ème du classement général.

Le temps de manger un petit morceau et c’est déjà l’heure de repartir. Nous nous élançons derrière Patrick Poincelet, les CARECO vont rouler groupé cette après midi.

Copyright Eric BerrouetES3 : Montagut : La première partie de la spéciale convient très bien aux 2 roues motrices : c’est une suite de courbes et d’enchainements rapides sur des chemins bordés de talus. En revanche, la dernière partie dans les champs, convient aux gros moteurs. Le départ se fait à la cellule avec le feu. On démarre 2 mètre avant la cellule. La règle est simple, si on vole le départ, c’est 20s de pénalité. Le départ de la spéciale a été repoussé afin d’éviter une grosse bosse dans une courbe jugée trop dangereuse. Nous partons fort, l’année dernière cette spéciale nous avait bien réussie.  Vincent roule fort et il exploite au mieux le terrain pour éviter d’assoir le moteur dans les quelques parties dans les champs. Il négocie parfaitement l’épingle sur goudron dans le village et il fait une descente dans la cavée très rapide en prenant les cordes à l’aveugle. Un grand moment dans l’auto, de très bonnes sensations. Nous finissons par sauter dans le dernier champ dont il faut faire le tour. Pas la partie la plus intéressante. On réalise le 12ème temps en 5’11’’8s, Helin fait le 2ème temps à 5’1s. Il est vrai que son auto et son coup de volant son 2 avantages dans cette spéciale, Renoulleau est juste derrière à 0’’9s, il est bien décidé à refaire son retard. Vienne ensuite Gaillacq, Larroquet, Bibart qui a changé de copilote pendant l’inter-saison, De La Noé et Goni.

ES4 : Le Château 2 : La dernière partie de l’ES a été coupée car la montée était trop creusée et toutes les autos ne sont pas montées. L’arrivée sera jugée dans le champ en bas de la montée. Nous faisons un très bon chrono en 6’04’’7s soit le 8ème temps. Derrière, la bataille pour la 2nde place fait rage.  Goni attaque fort pour revenir, il fait le 2ème temps à 5’1s de  ce qui lui permet de reprendre la 2nde place à Larroquet pour 1s. Pierre Jean Renoulleau continue de remonter, il passe 4ème juste devant Helin. En Revanche, Hervé Gaillacq n’arrive pas à trouver le bon rythme. Sa figure dans l’ES 2 le fait douter et il ne roule pas à 100%, il est 7ème. De La Noé fait une belel course, il réalise le 10ème temps mais il est 6ème des 2 roues motrices. Pocheluberry a des problèmes avec  sa nouvelle boite de vitesses, il est 8ème.

Copyright Gaylord GervreauES5 : Montagut 2 : Nous sommes tous bloqué au départ de la spéciale, un 4x4 est sortie et le médecin s’est déplace sur le lieu de l’accident. Rien de grave, mais il faut attendre qu’il revienne au départ de la spéciale pour relancer la course. 45min d’attente qui me permettent de discuter un peu avec Jérôme Helin. Un pilote très sympathique et passionné de mécanique. Nous faisons le 10ème temps au prix d’une belle attaque en 5’02’1s, nous sommes 10ème au générale. Renoulleau continue d’attaquer, il fait le 2nd temps à 7’’9s, juste devant Goni (3’’5s), Larroquet (0’’4s), Gaillacq 1’’4s, De La Noé (1’’2s). Au classement, Goni est à 40’’2s de nous mais il a seulement 1’’4s d’avance sur Larroquet qui a 0’’4s d’avance sur Renoulleau. Helin a des problèmes avec ses triangles de suspension qui se plient. Pascal Zelinski démonte ses triangles pour les prêter à Jérome Helin.

ES6 : Le Château 3 : Le chemin est vraiment très creusé et Vincent tente de nouvelles trajectoires pour éviter les trous. Ca fonctionne, nous sommes moins secoués dans la 1ère montée. On fait le 7ème temps en 6’00’’0s. Goni attaque fort, il est à seulement 3’’6s. Il précède Larroquet (8’’8s) et Renoulleau (10’’6s). Gaillacq fait un tout droit et il vient mourir sur un arbre. L’auto reste bloquée quelques instants avant de repartir. Il perd de nouveau 40s dans cette mésaventure. Au classement générale, nous sommes 8ème avec 44’’2 d’avance sur Goni qui à 6’’6s d’avance sur Larroquet. Renoulleau est à 1s de Larroquet. La bataille sera rude dimanche.

Dimanche 7 Mars :
La nuit a été froide, les pare-brises sont gelés et les autos rencontrent quelques problèmes pour démarrer. Un petit coup de bombe dégivrante (merci à pierre, le copilote de Gilbert Baylet) sur le pare-brise et direction l’assistance. Vincent éprouve quelques difficultés pour redémarrer le moteur, mais après quelques essais, il démarre.

Copyright FaneES7 : Moulin de Baille : Le temps de liaison est juste. Patrick Poincelet s’élance devant nous : ça pousse vraiment très fort le Jaguar, c’est vraiment impressionnant. A notre tour de nous élancer plus modestement. Le terrain est gelé et les parties sur l’herbe à l’ombre sont très glissantes. Vincent est très prudent sur les freinages, même trop prudent. Nous avons encore de la marge. Le Honda pousse fort et c’est un avantage sur cette spéciale très rapide. Nous faisons 5’05’’7S, c’est le 2ème temps des 2 roues motrices à 1’’6s. En effet, Nicolas Larroquet fait son 1ère scratch avec sa nouvelle auto. Renoulleau, 3ème, est à 9’’4s, Gaillacq à 10’’4s, Goni 16’’1s, Pocheluberry 20’’4, Helin 23’’2s. Au général, Larroquet, comme à son habitude, frappe fort dès le début de la journée et il prend à Goni la place de dauphin. Goni est relégué à 9’’5s sous la menace de Renoulleau (2’’5s).

Au pointage du parc d’assistance, le moteur refuse de démarrer. Il faut pousser l’auto pour qu’il redémarre. Nous décidons de laisser tourner le moteur le temps de l’assistance et nous essayons de contacter le docteur (Vincent Foucart).

ES8 : Les Roques : Nous sommes inquiets mais le moteur tourne correctement. Il faut juste éviter de caler…. Comme l’année dernière, les notes que nous avons sont bonnes et Vincent adopte le bon rythme dès le début. Il a pris de l’aisance dans les bois et ça se sent. On réalise le 5ème temps scratch mais le 2ème temps des 2 roues motrices en 7’32’’1s à 2s de Grégory Goni qui réagit pour revenir sur Larroquet.  Helin fait le 3ème temps à 11’’4s, Pocheluberry à 18’’7s, Larroquet à 20’’7s, Renoulleau à 20’’9s. Avec ce super temps, Goni reprend la 2ème place et il met Larroquet à 11’’4s.

De retour au parc d’assistance, nous avons un piston d’étrier de frein qui grippe un peu. Nous faisons une petite réparation et nous changeant les plaquettes devenues plus carbone que lorraine. A moment de redémarrer, le moteur ne veut pas se relancer. Nous devons pousser de nouveau l’auto pour le relancer. Je pars à la table de pointage. Au moment de poser mon carnet, Vincent me fait signe : le moteur tourne pas rond et il ne veut plus prendre de tour… puis il s’arrête. Nous poussons la voiture, un tour de parc… deux tours de parc mais rien n’y fait. Vincent Foucart arrive à ce moment au parc d’assistance avec le PC. Il se connecte au calculateur. Il n’y pas de signal d’allumage. Un problème dans le faisceau ou le capteur de point moteur haut. Le temps s’écoule et nous dépassons le temps avant la mise hors course. Le cœur gros, nous rendons notre carnet.

 

Copyrigth Fane

 

 

ES9 : Moulin de Baille 2 : Goni continue sur sa lancé. Il réalise le 11ème temps en 5’01’’4s. Renoulleau est bien décidé pour remonter sur Larroquet, il réalise le 2ème temps à 1’’1s de Goni. Gaillacq reprend confiance, il est 3ème à 6’’1s, Hélin est à 12’’3s suivi à 0’’7s par Pocheluberry et Larroquet à 1’’4s. Au général, Goni passe donc en tête à la suite de notre abandon suivi par Larroquet à 23’’2s suivi par Renoulleau à 1’’5s.

ES10 : Les Roques 2 : Renoulleau frappe fort avec le 4ème temps scratch. Les cervicales de Marion s’en souviennent encore -)  Il laisse Goni à 10’’4s. Ce très bon chrono lui permet de prendre la 2nde place à Larroquet qui est relégué à 24’’1s dans cette ES.
Au classement, Goni est donc en tête avec 14’3s d’avance sur Renoulleau. Larroquet est 3ème mais à 22’’6s. Les Roques est la spéciale décisive de ce dimanche matin.

Copyright FaneES11 : Cruzas 1 : Helin fait son 1er temps scratch du week-end en 2 roues motrices sur cette spéciale où le moteur est un paramètre très important.  Goni est à 8’’4s et Larroquet à 16’’7s. Renoulleau décide de passer à fond un saut de route, la Mégane décolle et pique de l’avant… Il arrache le pare-choc avant et il déjante lorsqu’il retombe sur ses roues. Il évite de justesse le tonneau. Cette figure lui fait perdre son avance sur Larroquet qui se rapproche à 3’’6s. Il perd aussi le contact avec Goni et ses chances de victoire s’envolent. La fin de course en 2 roues motrices s’annonce palpitante.

ES12 : Nouzeille : Goni continue sur sa lancé, il devance Renoulleau (2’’3s) et Larroquet (4’’3s).

ES13 : Helin récidive avec un 9ème temps scratch. Larroquet fait le 2ème temps mais Renoulleau est juste derrière à 2’’8s. Pierre Jean conserve sa place de dauphin. Hervé Gaillacq ne gardera pas un bon souvenir de ce week-end, après un tête à queue samedi matin, un tout droit dans un arbre samedi soir, il casse un cardan dans cette ultime ES.

Grégory Goni remporte sa 1ère victoire avec cette auto devant Renoulleau et Larroquet.

Ce rallye était vraiment très bien organisé et les chemins sont vraiment très sympathiques. Le pilotage y est intéressant et c’est l’un de mes rallyes préférés. Félicitation à l’organisation et à la direction de course qui a su prendre les bonnes décisions au bon moment.

Rendez-vous dans 3semaines pour le rallye du Labourd.

 

 

Copyrigh Fane

 

 

Crédit Photo: Fane, Eric Berrouet, Gaylord Gervreau, Marc Darrigol

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Mise à jour le Mercredi, 07 Avril 2010 21:23