Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Résumé du Rallye du Labourd 2010

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Vincent Poincelet et Julien Rivière s'imposent dans la catégorie 2 roues motrices

Copyright Gaylord Gervreau

23 partants dans la classe. 13 à l'arrivée. Un rallye moins cassant qu'en 2009

Pour l'occasion, nous étions soutenus par les établissements Prieur aux couleurs de CARECO.

Nous savions que Nicolas Larroquet serait très à l'aise chez lui. Mieux que ça, il a été un adversaire redoutable.

Mercredi 24 Mars : Vincent part de Cramaille vers 19h pour descendre à Biarritz. Vers 4h du matin, gros coup de barre… Il est temps de se reposer près de Mont de Marsan.

Jeudi 25 Mars: Vincent part faire les reconnaissances en quad. Premier constat, le terrain a beaucoup évolué depuis un an. Il a été très amélioré. Les notes seront à refaire. Pour ma part, je prends un avion de Paris en fin de journée pour rejoindre Biarritz où Jean Marie m’attend. Après une séance de mécanique (merci les bouchons à la sortie de l’aéroport) pour remettre de l’eau dans le circuit de refroidissement, nous arrivons chez Guy Housset pour un petit apéritif. On y retrouve beaucoup de monde puis direction une cidrerie pour manger et gouter le cidre basque au tonneau. Une expérience sympathique avec à notre table Monchaux, Goni, Jean Marie… Que de gens sympa. Vers 1h30, après quelques allers et retours au tonneau de cidre, il est temps de rentrer… Il aurait été dommage de rater une soirée si sympa.

Vendredi 26 Mars : le réveil sonne à 7h30 pour recopier toutes les notes que Vincent à pris au dictaphone. Difficile de se réveiller. 9h, nous partons pour reconnaitre et vérifier les notes. 6 spéciales à faire avec pas mal de liaison enter chacune.

Je suis très agréablement surpris de l’état des spéciales. Elles restent fidèles à l’esprit du rallye (moyenne montagne) mais les endroits dangereux ont été retravaillés. Bois de Saint Pée est super. On sent qu’un très gros travail a été fait pour rendre le terrain plus praticable.

Sur le parc, lors de notre pause express du midi, on sent qu’il y a une réelle volonté de l’organisation de bien faire. Cette année, plus de pilotes se sont mobilisés et il y a plus de monde dans l’organisation de manière générale.

Vers 17h, nous passons les vérifications administratives et techniques puis direction l’Espagne pour faire un petit ravitaillement -)

En 2 roues motrices, Pierre Jean Renoulleau n’a pas fait le déplacement. Il se réserve pour l’endurance de Saint Porchaire du week-end prochain. Hervé Gaillacq n’a pas reçu ses arbres de transmission, il est néanmoins présent en spectateur. Michael Caze débute sa saison avec un Tomahawk neuf, son ancienne auto ayant été achetée par Vivian Dessans. Christophe Maresse fait ses débuts avec un Tomahawk tout neuf. Avec ceux de Zélinski et Helin, ce sont 5 Tomahawks qui prendront le départ samedi.

Nicolas Larroquet et Vincent Poincelet sont les favoris de l’épreuve avec un avantage pour Nicolas qui est chez lui.

Copyright FaneSamedi 27 Mars : L’ordre de sortie de parc est affiché et il prend en compte le résultat d’Arzacq. Nous partons donc derrière Denis Lassale qui part derrière Daniel Etchegoyhen. Sur une spéciale de 9,2km, il est fort probable que l’on reprenne plus de 45s à Denis. Nous allons voir le directeur de course qui comprend très bien le problème et il demandera au départ de laisser 2min entre Daniel et Denis et 3min entre Denis et nous. De mon côté, je m’aperçois que j’ai oublié mon chronomètre. Je cherche partout, j’appelle notre assistance. Puis je trouve une montre auprès d’Elodie Villefranque. Merci Elodie -)

Nous décidons de mettre les Michelin pour cette première spéciale. Jean Pierre Goni fait de même. Avec ce petit épisode sur l’ordre des départs, il y a un pari entre nous et le directeur de course. Il faut que l’on fasse un temps canon.

ES1 : Bois de Saint Pée : Départ à la cellule. Nous restons donc 3min sur la ligne de départ. Dès les premiers virages, je sens que Vincent est en forme. En revanche, l’auto ne tient pas très bien. Nous rebondissons beaucoup et Vincent se bat avec le volant pour maintenir l’auto sur le chemin. 2km avant l’arrivée il annonce même qu’il en a plein les bras. Rare d’entendre Vincent parler en spéciale, il doit vraiment avoir les bras en compote. Nous passons la ligne en 6’45. Même temps que Nicolas Larroquet (on aura connaissance des dixièmes que longtemps après) et respectivement 5ème et 6ème temps scratch. La bataille s’annonce difficile. Nico a trouvé le mode d’emploi de sa nouvelle auto. Nous sommes à 9’8s du scratch, pas mal. Michael Caze fait le 3ème temps mais à déjà 24s. Il devance Goni de 10’2s. Derrière Jean Pierre, on retrouve Hervé Bibart, Damien Pocheluberry, Mathias Galarregui, Yan De La Noe et Pierre Sansot.

A l’assistance, nous faisons une modification sur les amortisseurs.

ES2 : Uzkain : Dans le sens inverse à 2009. Dès le début de la spéciale qui est sur un chemin en très bon état, Vincent attaque. On se fait une petite chaleur dans un Gauche où le talus nous aide pour tourner. Ensuite, on passe les sommets à l’aveugle à fond. L’auto décolle en travers. De l’intérieur, c’est super beau et agréable. Toute proportion gardée, on a l’impression de rouler en Finlande pendant 1km… On fait très attention dans le gauche avec le ravin en face puis c’est la remonté vers un chemin plus large. Dans une succession de Droite et Gauche légers puis rapides, on a surestimé un gauche rapide qui n’est pas rapide du tout. Lorsque je relève la tête, nous sommes dans l’herbe le long du chemin et surtout très proche du ravin. Il faudra corriger cette note -)
Résultat, Nicolas nous met 1’’9s, il fait 4’48’1. Il est en tête pour 1’’5s.  Caze fait le 3ème temps en 4’59’’3, juste devant Hervé Bibart qui est très à l’aise sur ce terrain suivi de Pocheluberry, Helin, De La Noe, Galarregui et Goni.

Nous corrigeons encore un peu nos réglages d’amortisseurs car nous sommes sur la bonne voie en terme de tenu de route de l’auto. Nous passons avec le Technospeed car le temps est menaçant et nous ne sommes pas certain que les Michelin soient un avantage pour cette spéciale.

A la pause déjeunée, nous sommes 2ème en 2 roues motrices et 9ème au scratch à 1’’5s de Nicolas mais avec 44’’5s sur Michael Caze.

Copyright Lamy MaxenceES3 : De retour dans bois de Saint Pée2 : Il a plu durant 20min pendant la pause du midi. Nous partons un peu fort et dans le premier droite, l’auto sous-vire et nous tombons dans un fossé. Le temps d’en sortir et c’est déjà plus de 5s de perdu. En plus, il faudra quelques kilomètres pour que Vincent retrouve confiance. A l’arrivée, nous faisons 6’49’’3s. Nous perdons encore 3’’3s sur Larroquet, il compte 4’’8s d’avance. Helin hausse le rythme, il fait le 3ème temps en 6’57’’0. Il devance Pocheluberry de 4’’1 et Caze de 7’’1s. Au parc d’assistance, Helin a des problèmes de moteur : il semble qu’un segment soit cassé. Il a des problèmes pour redémarrer. Il faut qu’il soit poussé à chaque fois mais son assistance est très bien organisée et ils sont nombreux. Nous ajustons encore les suspensions.

ES4 : Uzkain2 : Ca va mieux. Nous attaquons toujours beaucoup et nous ne faisons aucune erreur. L’auto est nettement plus stable et la puissance passe au sol. On fait le scratch en 2 roues en 4’45’5s, Larroquet est 2nd en 4’46’’6, Helin est 3ème en 4’54’’0.  Il est suivi à 1’’2s par Goni et à 3’’2s par Pocheluberry qui rencontre toujours des problèmes pour passer de la 1ère à la 2nde : la vitesse saute. Il ne décompose pas assez son mouvement et le système de barillet n’a pas le temps de passer la vitesse. On revient à 3’’6s. Hervé Birdart casse un lobro pourtant tout neuf.

ES5 : Xipa Besoingo : Nous nous laissons un peu endormir entre les 3 chicanes successives et je n’annonce pas assez tôt les distances qui suivent les sommets ce qui fait que Vincent soulage un peu. Larroquet est le plus fort dans ce passage : 6’56’’4s, soit 1’’8s de mieux que nous. Helin se rapproche en faisant le 3ème temps à 7’’7s de Larroquet. Il devance Caze et Moleres qui se rappel au bon souvenir de tous. Pierre Sansot n’est pas loin suivi de Goni. Pascal Zélinski renonce dans cette ES sur problème mécanique.

ES6 : Bois de Saint Pée3 : Avec 5’’4s de retard, rien n’est joué. Nous échangeons avec Vincent sur cet écart un peu avant le départ : nous sommes d’accord, il ne faut pas laisser partir Nicolas. Cette ES est pour nous. A l’attaque. L’auto est vraiment transformée par rapport au premier passage. Elle tient très bien au sol et Vincent attaque fort. Il s’aide du terrain et il soulage nettement moins dans les saignées. Résultat : 6’38’’8s, 6ème temps scratch à 17’’5 de Pierrine, mais surtout scratch en 2 roues. Larroquet est à 6’’6s. Nous repassons en tête pour 1’’2s. Helin fait le 3ème temps en 6’52’’2 devant Caze en 6’55’’2s. Pierre Sansot  rend son carnet.

ES7 : Xipa Besoingo2 : Nous avons échangé sur les endroits où nous aurions pu passer plus fort. J’encourage Vincent pour relancer plus entre les chicanes successives distantes de 200m. La dernière chicane est ouverte, nous en profitons. Nous faisons le scratch en 2 roues avec 4’’3s d’avance sur Larroquet. Nous sommes en tête mais la journée fut intense. Helin continue sa course malgré un moteur toujours en sursis. Jean Pierre Jore rencontre de gros problèmes dans cette ES, il perd 8min.

Nous sommes en tête avec 6’’7s d’avance sur Larroquet. Helin est 3ème à 55’’5s suivi de Caze, Goni, Moleres, Pocheluberry, Galarregui, Darzouse, De La Noe, Incagaray, Lassale, Daguerre, Dessans, Maresse (super rallye), Etcheverry, Veschembes, Etchegoyhen, Jore et Bidart (hors délais).

Dimanche 28 Mars : Après une bonne nuit de sommeil, nous savons que Nicolas va attaquer dès la 1ère ES comme il a l’habitude de le faire.

Nous sortons du parc fermé d’Espelette pour le parc d’assistance qui se trouve au même endroit. 30min d’assistance : le contrôle des serrages a été fait la veille, il nous reste que le ralenti à remonter de 200trs.

Au programme de la matinée, nous avons Ziburuko, Pierotenia et Bipera.

Au départ de Ziburuko, nous sommes bloqués car Alain Pierrine est parti en tonneaux suite à une crevaison à l’avant gauche. L’équipage n’a rien mais il faut attendre le temps que la voiture soit dégagée.

Copyright Lionel MontmainC’est à nous. Le départ est donné sur le goudron. Nous partons comme d’habitude dans ces conditions : un petit filet de gaz pour faire 2 ou 3m et ensuite gaz. Il faut penser aux transmissions. Il y a déjà de nombreuses pierres qui sortent et le terrain est plus difficile que la veille. La 1ère partie est assez cassante. Dans un gauche, nous prenons un appui très prononcé sur le talus pour tourner car cette courbe nous sort complètement à l’extérieur. Les saignées dans la descente qui suit se passe à fond (pour le 2nd tour). Une fois que l’on arrive en bas de la spéciale au niveau de la route, la remontée est magnifique. Vincent attaque, il enchaine et enroule les courbes. Il a vraiment gagné en confiance et il fait ce qu’il veut de l’auto. Je trouve que nous roulons plutôt bien mais à l’arrivée, Vincent n’est pas trop content. Il pense qu’il a été trop prudent dans les parties cassantes. Il aura raison, Nicolas nous met 5’’1s… Il nous reste plus que 1’’6s d’avance mais à ce moment de la course, compte tenu que nous n’avions pas les temps au dixième de Bois de Saint Pée, nous pensons que Nicolas est devant nous pour 0’’2s. D’ailleurs, les temps qui seront communiqués en fin de rallye ne correspondent pas en tous points à ceux de la course. Un petit bug ?

Nous partons dans Pierotenia avec cet écart en tête : 0’’2s de retard. Vincent est nettement plus agressif dans sa conduite, il rentre fort dans les guets, on attaque beaucoup plus dans les trous et les franchissements. L’auto motrissant beaucoup plus que l’année dernière, nous n’avons pas de mal à franchir les montées même après le guet. Les 4x4 avaient eu quelques difficultés pour s’arrêter après la ligne d’arrivée en raison d’une entrée de pâture trop accueillante. Vincent l’avait repéré en reconnaissance et il soulage. Nous faisons le 6ème temps scratch et le scratch en 2 roues pour 0’’6s (le temps inscrit sur notre carnet donné 2’’8s de mieux que Larroquet) sur Larroquet. Helin continue de rouler en 3ème place à 9’’4s devant Caze 18’’1s,  Goni 19s, De La Noe 20’’8s, Pocheluberry 22’’5s.

A l’assistance, nous mettons les Michelin car la spéciale de Bipera est rapide sur un chemin en gravelette avec un long passage sur le goudron. Au moment de repartir de l’assistance, il y a un bruit à chaque tour de roue. Je descends, c’est à l’avant. La jante touche sur le pivot. Nous avons permuté les roues arrière et avant mais nous n’avons pas vu un pli sur la jante. Plus le temps de changer. On fera avec. Sur le routier, un peu d’inquiétude mais lorsque l’on arrive au départ de la spéciale, il y a de petits copeaux sur le bord intérieur de la jante. C’est bon, elle s’usine -)

Copyright Lagune PaulineES10 : Bipera : Suite à de nombreux problèmes lors des reconnaissances avec un riverain, je n’ai pas pu reconnaitre le début de cette spéciale. Le départ est avancé sur la route pour éviter d’abimer le chemin. Pendant 500m, j’annonce des notes mais je ne connais pas le chemin et je n’ai pas le temps de le découvrir car il y a des notes tous les 20m. Ensuite, on arrive à un Droite 90 pour un chemin large en gravelette avec de nombreux sommets de côte à l’aveugle mais les notes sont bonnes et Vincent se souvient bien de la spéciale. Les rapports montent très vite et les courbes s’enchainent assez vite. Il coupe dans les cordes mais en faisant attention aux endroits dangereux. Une chicane sur un sommet s’est transformée en simple porte avec des futs de béton. Idem en bas du chemin avant le Droite 90 pour le goudron. Vincent touche les freins mais sur la gravelette l’auto glisse.  Il relâche pour passer entre les futs de béton en ligne puis se jette sur les freins. Nous sortons un peu large, mais ça passe. On enchaine sur les courbes sur le goudron où les Michelin sont très efficaces puis on plonge dans le chemin à gauche. Ca s’enchaine vite pour l’arrivée avec une dernière saignée qui lève l’auto et la met à la verticale… Chaud, mais ça passe. Je regarde mon chrono, 2’50…. Puis mon carnet : 2’49’’1. On regarde sur le tableau, on doit faire le 4ème temps. J’espère que ça suffira pour rester devant Nicolas. Bizarrement, la jante fait moins de bruit. Caze fait le 2ème temps en 3’02’’7, juste devant Helin, Pocheluberry, De La Noe, Goni et Galarregui. Mais où est donc passé Nicolas. Au CH d’entrée d’assistance, on voit arriver Patrick Poincelet mais pas de Larroquet ni de Dronde. Nicolas a glissé sur le goudron et tape contre le talus de droite ce qui a arrachée les trains avant et arrière du même côté. C’est l’abandon. Pour, nous, c’est le sentiment d’une belle bataille qui tourne trop court. Patrick Poincelet nous avouera qu’il avait de l’appréhension pour nous dans cette spéciale très rapide. Nous remettons les Technospeed afin de préserver les Michelin.

Copyright Maxi RallyeSuite à la sortie de Turon Barrere et à l’évacuation de son copilote, le rallye à pris 2h de retard. La direction de course prend alors la décision de faire rentrer tout le monde en parc de regroupement pour recoller un peu ce rallye.

Nous sentons tous que le 3ème passage dans Ziburuko sera difficile compte tenu de l’heure.

Ziburuko 2 : Nous sommes bloqués au départ. Anicet Garicoix bloque la piste sur problème mécanique. Pour nous, l’équation est simple : il faut rester concentrer pour éviter de faire une bêtise et dérouler jusqu’à l’arrivée. Notre avance sur Helin est suffisante. Pour rester concentré, une seule solution : continuer de rouler à notre rythme. C’est ce que nous faisons. Nous faisons le 7ème temps scratch en 6’05’’5. Caze est juste derrière en 6’11’’2 suivi par Helin, Goni, Moleres, Pocheluberry, Galarregui et Darsouze.

Pierotenia 2 : On en lâche un peu plus. On remonte plus gentiment dans les cailloux. Caze fait le scratch en 2 roues motrices pour 0’’2s devant nous. Goni fait le 3ème temps devant De La Noe et Pocheluberry. Helin rend son carnet dans cette spéciale (problème moteur) ainsi que le malchanceux Moleres.

Bipera 2 : Nous mettons de nouveau les Michelins pour cette spéciale. On continue de se faire plaisir dans cette spéciale sans prendre de risques. C’est le 6ème temps scratch et le scratch en 2 roues motrices en 2’52’’0 devant Caze et Goni mais surtout, c’est l’arrivée du rallye et la victoire en 2 roues motrices. Nous avons le sentiment d’avoir fait une très belle course et de nous être bien battu. Ca faisait longtemps qu’il avait fallu batailler autant pour une victoire. De plus, nous remportons une belle 6ème place au scratch.

Copyright Maxi RallyeMichael Caze remporte la victoire en T1A5 et il est 2nd du challenge. Jean Pierre Goni complète le podium devant Damien Pocheluberry. Ce dernier prend la tête du championnat 2 roues motrices avec 30pts, juste devant nous (28pts).

Rendez-vous dans 3 semaines pour le rallye du Gâtinais.

Crédit Photo et remerciements: Fane, Lionel Montmain, Pauline Lagune, Maxi Rallye, Gaylord Gervreau.