Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Rallye Jean de la Fontaine 2010: Résumé

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Copyright Baptiste Caquelard35ème rallye Jean de la Fontaine.

Vincent Poincelet domine les débats toute la journée du samedi avant que la mécanique en décide autrement. Dès lors, Nicolas Larroquet n’a plus qu’à se laisser aller vers sa première victoire avec cette nouvelle auto. Le podium est complété par Joel Guyot et Mathieu Darsouze.

Cette année, les organisateurs du rallye Jean de la Fontaine innovent avec la première journée sur la ville de Fère en Tardenois et la seconde journée sur Soissons. Les spéciales du Samedi sont typés « rapide » et celles du dimanche semblent plus lentes.

Petite déception pour les organisateurs : le manque de concurrents. En effet, seuls 66 équipages ont pris le départ. Côté 2 roues motrices, il manque plusieurs pilotes de pointe : Helin, Renoulleau, Caze, Goni.

 

Vendredi après midi se déroulent les vérifications administratives et techniques comme pour la plus part des rallyes depuis quelques temps. J’imagine que les organisateurs ont des contraintes techniques pour procéder de cette manière, mais il est dommage de prendre des jours de congés pour  passer son après midi à pousser l’auto dans la file des vérifications. Ne serait-il pas possible de faire les vérifications en fin de journée pour consacrer la journée entière du vendredi aux reconnaissances. A méditer…

Côté nouveautés, Thierry Lafleur inaugure son nouveau Rivet avec un clio RS. Cette auto est très bien terminée. Bravo Thierry. Une autre voiture fait ses premiers tours de roue, celle de Philippe Rapine. Il sera en 0b au volant de son Caze avec une carrosserie de Beetle.

Samedi

Nous nous élançons pour rejoindre la ville de Fère en Tardenois en vu du prologue. Sur la liaison, le moteur donne quelques à-coups à régime constant. La cause, un nouveau boitier papillon que nous n’avons pas pu régler avec le calculateur mais en essais, le moteur donne sa pleine puissance, donc rien de grave.

ES1 : SERINGES et NESLES – SERGY : La spéciale passe dans le village de Vincent… Nous nous positionnons sur la ligne de départ et nous attendons les 5min réglementaires. Il y a déjà beaucoup de monde sur le bord de la spéciale et le temps est radieux.

Le chronométreur nous annonce 1min… Il faut se consacrer. 30s… 5-4-3-2-1 et Go. 1ère, 2nde… le moteur ne donne pas sa puissance habituelle. Il tourne mais il est plus poussif que d’habitude. Je surveille la pression d’huile et la température. Tout semble normal. Il faudra faire avec en espérant qu’il ne casse pas. Nous sommes inquiets mais il faut tout de même rouler. Le terrain principalement sur l’herbe en ce début de chrono et ça glisse pas mal. Il faudra 2km pour que l’on se reconcentre et que l’on retrouve un bon rythme. A l’arrivée, on regarde le tableau d’affichage : nous ne sommes pas si loin des premiers. A l’entrée du parc d’assistance, Nicolas Larroquet annonce son temps : il est 15,3s plus lent.  Arnaud Deléans est 3ème à 30,7s, Maresse est à 35,9s et Darsouze 36,5s. Suvent Guyot, Coet, Grenier, Dalmasse, Jore, Stankovic sur en T1A5, Macaya, Carmel, Lafleur,  Lecat et Augustinowick. La palme de la malchance revient à Gregory Boucher qui renonce suite à une erreur dans le calcul sur ses nouveaux amortisseurs. Il était plus qu’en colère…

Nous profitons du parc d’assistance pour remettre l’ancien boitier papillon.

Copyright Baptiste CaquelardES2 : VILLERS SUR FERE : Nous sommes un peu dans l’expectative : le moteur va-t-il délivrer toute sa puissance ? La réponse est oui. Dès le départ, on sent qu’il pousse comme d’habitude. En revanche, le ralenti reste à 3000tr… Pas simple pour les freinages. On se fait d’ailleurs surprendre sur un freinage sur herbe en descente : l’auto part en luge mais Vincent a le reflexe de relâcher les freins au bon moment. Au point stop, je vais à la dernière page de mon carnet de note pour y prendre mon caret de bord…. Et rien… Mon carnet est tombé dans l’auto… Gros moment de solitude et de stress. Je cherche, Vincent me fait descendre pour mieux voir... Le carnet est sur le plancher à côté du réservoir de lave glace. Ouf, c’est le soulagement…. On réalise le meilleurs temps avec 17,3s sur Larroquet. En 2 spéciales, notre avance est déjà de 32,6s.  Deléans, est chez lui et il est en forme. Il réalise de nouveau le 3ème temps à 20,9s suivi par Darsouze21,6s, Maresse 32,3s et Guyot 39s. Julien Grenier est 7ème devant Coet, Jore, Stankowick, Carmel, Macaya,  Lecat, Augustinowick et Lafleur qui abandonnera sur problème de calculateur. Il repartira le lendemain e super rallye.

ES3 : Il y a toujours beaucoup de monde et le départ est retardé à cause de quelques spectateurs turbulents. Objectif, continuer de s’amuser et passer toutes les courbes de la grande « ligne droite » à bloc… Vincent manœuvre comme un chef et il prend des trajectoires parfaites pour passer un bloc ces enchainements. C’est super sympa de l’intérieur (cf. caméra embarquée).  En haut de Sergy,  nous faisons peur à beaucoup de monde en faisant un passage peu fort. Pas de chances, parents et amis se trouvent à la reprise du goudron… Au parc d’assistance, le téléphonera plusieurs fois -) Larroquet est 2ème à 11,4s, Darsouze est à 25,4s, Deléans 34,2s, Maresse 39,9s. Dalmasse a rendu son carnet dans l’ES précédente (embrayage). Avec ce bon temps, Darsouze passe devant Deléans qui a retrouvé de la hargne dans son pilotage. Coet rend son carnet dans cette ES. Nous décidons de conserver les Technospeed, qui fonctionne très bien sur le goudron, pour préserver la mécanique.

ES4 : Deléans répond à Darsouze et sortant la grosse attaque. Il réalise le 2ème temps à 18s de nous mais surtout, il 28s à Darsouze en proie à des problèmes d’échappement.  Julien Grenier continu d’emmener la troupe des autos plus anciennes. Il est 7ème au classement général avec 25,7s sur Jore.

ES5 : On améliore encore notre chrono avec une moyenne à 95km/h… Larroquet reste en embuscade : il est 2nd à 11,4s, Deléans est de nouveau 3ème à 27,4s. Il devance Darsouze, Guyot et Maresse, Jore, Carmel, Grenier, Lecat, Stankowick, Augustinowick et Lafleur. La liste des abandons s’allonge avec Macaya et Stankowick.

ES6 : La dernière de la journée… Le terrain est resté en très bon état. Il ne se dégrade pas. Les 2 premiers kilomètres se passent bien. Au freinage pour les D90 avant de remonter vers Villers sur Fère, on échange avec Vincent sur la qualité des nouveaux freins. On passe le droite puis on enchaine le gauche très léger pour les droite à fond quand le moteur prend des tours d’un coup. Vincent passe le rapport suivant, c’est la même chose… Il monte la côte en 6 sur l’élan. Arrivée au niveau du stade, on repasse en 1ère pour passer le G90 puis on s’immobilise. L’auto n’avance plus. Je descends et je plonge sous l’auto à l’arrière. Sur le coup, je pense qu’un lobro est cassé côté boite. Puis, on regardant lus, il s’agit de la tulipe de sortie de boite. Il faudra analyser ce problème car elle n’a que 4 courses…

Larroquet fait le scratch suivi à 3,1s de Deléans et 8,5s par Darsouze.

Samedi soir, Larroquet est en tête devant Deléans (57,3s), Darsouze (1.33,6s), Maresse, Guyot, Grenier, Jore, Carmel, Lecat, Augustinowick et Lafleur (Super rallye).

Dimanche

Retour sur les spéciales de Soissons : Augy et Celles sur Aisne.

ES7 : C’est Larroquet qui frappe le premier suivi de Guyot qui, après une journée d’apprentissage, attaque fort. Deléans reste au contact à 17,1s, Darsouze 17,2s, Maresse 37,7s, Grenier 38,2s, Lafleur, Lecat, Augustinowick. Jore casse sa boite et Carmel sort et tord son demi train avant.

ES8 : Larroquet continu de se diriger vers une victoire qui lui tend les bras. Guyot le suit à 17s, Deléans 19s et Maresse 31,9s. Darsouze perd sa 3ème place. Il rétrograde en 5ème position à 0,6s de Maresse.

ES9 : Larroquet, Guyot et Deléans : c’est le trio de ce dimanche matin. On les retrouve au classement dans l’ordre Larroquet, Deléans et Guyot. Darsouze perd encore du temps sur Maresse.

ES10 : Guyot continu de fondre sur Deléans. Ce dernier n’a plus que 2,8s d’avance. La bataille pour la 2nde place va être difficile. Julien Grenier perd 10min à cause d’un fil débranché…. Dommage, Julien avait fait une très belle course.

ES11 : Deléans s’incline devant Guyot qui prend la 2ème place du podium et se met à l’abri avec 17s d’avance.

ES12 : Deléans passe au ralenti dans cette ultime spéciale. Il perd 50s sur Larroquet mais surtout il perd sa 3ème place au profit de Darsouze. Maresse termine 5ème devant Grenier, Lecat et Augustinowick.

Ce fut une très belle épreuve qui n’a pas été récompensée par un trop faible nombre d’engagés. Dans tous les cas, c’est un succès populaire à en croire le nombre de spectateurs sur le bord des spéciales.

Rendez vous au rallye du Cantal pour Vincent et au rallye du Gers pour ma part.

 

Mise à jour le Mardi, 29 Juin 2010 20:46