Rallye Tout Terrain - Championnat de france

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Rallye du Gers Armagnac 2010: Résumé

Envoyer Imprimer PDF

Copyright FaneUn 2 roues motrices dans le top 4...

Vincent Poincelet frappe fort et fait une course exemplaire. Il occupera même une magnifique 2ème place au scratch. Il rétrograde à la 4ème place du classement générale, du jamais vu depuis 15ans, suite à des problèmes de boite de vitesse. En effet, le pilote CARECO termine le rallye avec seulement 3 rapports. Hervé Gaillacq prend la 2nde place du podium et Yann De La Noé termine 3ème.

Pour cette 22ème édition du rallye du Gers Armagnac, très peu de concurrents ont répondu présent à l’appel. Seulement 2 équipages du nord, Vincent Poincelet et Christophe Maresse, sont venu essayer de marquer des points en vu du championnat. Les animateurs habituels du challenge 2 roues motrices sont resté à la maison (Helin, Renoulleau, Caze, Larroquet). Néanmoins, JP Goni, Mathieu Darsouze, Damien Pocheluberry et Yan De La Noé ont répondu présent. Le vice-champion de France, Hervé Gaillacq, joue à domicile.

La belle histoire du jour est à mettre à l’actif de Stéphane Boutet. En effet, la générosité et la solidarité de ses amis ont permis à Stéphane, tout juste remis d’une longue maladie, de participer à son premier rallye tout terrain sur son Cazé 2 roues motrices propulsé par un Clio RS accouplé à une boite UN. Chapeau.

Jeudi, nous arrivons à Toujouse vers 9h30 après une longue nuit à faire la route. Il faut se dépêcher car les reconnaissances sont autorisées que de 9h à 12h et de 14h à 17h. Nous commençons par Midour. Il est déjà 12h… Le temps de manger et nous faisons la sieste jusque 14h. Le soleil brille toujours et la température dépasse les 40°c. Dans Perquie, le quad fait du vapor lock. Nous devons faire une nouvelle pause pour le laisser refroidir. Nous arriverons tout de même à reconnaitre Pichon, Midour et Perquie.

Copyright EricVendredi, levé à 6h pour aller reconnaitre Pountets que l’on fera en convoi à 9h. Le temps est couvert et nous servons de petit déjeuné pour les tans et les moustiques. Le fléchage n’étant pas en place, nous ratons l’entrée dans le champ de blé fauché la veille. A l’arrivée, il nous manque 4km de spéciale… Il faudra recommencer en début d’après midi !

Après les vérifications administratives et techniques, 11 équipages sont autorisés à prendre le départ.

Pour nous, c’est l’heure d’aller reconnaitre le test… encore à pied. Qui a dit que le rallye ce n’est pas du sport ?

Le temps de recopier les notes et notre assistance arrive. 23h45, il est temps d’aller se coucher. La journée de demain sera longue.

Samedi : Une assistance est prévue de 8h15 et 8h30. Elle se réalise dans le parc fermé. Maresse et Libinski arriveront trop tard -) Nous sortons du parc à 9h45 direction Nogaro pour le test. Xavier Chaboud m’informe que le terrain de motocross se dégrade vite et qu’il faut rester à la corde. Nous avions donc raison de rester en Technospeed. Nous réalisons le 9ème temps scratch et le meilleur temps en 2 roues. Damien Pcheluberry se montre déjà très rapide. Il est à 3’’5s. Il devance Christophe Maresse à 2’’4s. Yan De La Noe est à 6’’3, Jean Pierre Goni à 7’’2s et Mathieu Darsouze 8’’3s. Etcheverry doit rendre son carnet avant même la première spéciale.

Nous faisons une assistance express sur un parking du circuit de Nogaro pour changer les pneus et direction Laujuzan. Au départ, personne n’est parti. La voiture chrono est tombée dans le Midour et la spéciale est annulée.

Midour 1 : Gilbert Baylet s’élance juste devant nous. Il cale 2m après la ligne, s’immobilise 20s puis repart. On pense qu’il s’est garé après cette courbe droite dans laquelle est donné le départ. Nous partons, Gilbert n’est pas sur le bord de la piste. Dès que nous arrivons dans le chemin, il y a beaucoup de poussière. Vincent doit lâcher plusieurs fois de suite car il ne voit plus rien. On pense régulièrement rattraper Gilbert car il y a un mur de poussière, mais rien. On continue de rouler avec les notes. Dans le bois avant de passer le long de la route, on voit Gilbert devant nous. Dans l’auto, l’ambiance est très chaude, Gilbert se gare dès qu’il peut mais les secondes sont très longues quand on est derrière. Vincent attaque dans le reste de la spéciale. Copyright FaneMalgré cette péripétie, nous faisons le 3ème temps scratch et 3’’9 d’Ohrategaray ! Notre premier scratch était à notre porté… ça sera pour une autre fois. Ce chrono nous propulse à la 3ème place du classement générale. Mathieu Darsouze fait le 2ème temps du challenge à 20s. Hervé Gaillacq se remet en jambe doucement. Il fait le 3ème temps à 29’’7s. Suivent Pocheluberry, De La Noe, Maresse, Goni en proie à des problèmes de chauffe du moteur, Dessans, Boutet, Brulon et Peyrous.

Pichon 1 : Nous savons que nous pouvons faire un coup dans cette spéciale si difficile et si atypique. A l’arrivée, 4ème temps scratch et scratch en 2 roues. La spéciale est très détruite. Les intempéries de l’année dernière ont laissées des traces. Difficile de coller au sol ! Christophe Maresse rend son carnet : transmission arrière gauche déboitée. Mathieu Darsouze est de nouveau 2nd à 15’’9, 6’’5s devant Pocheluberry. Suivent Gaillacq, De La Noe, Goni, Dessans, Boutet, Brulon et Peyrous. Au classement, on prend les mêmes dans le même ordre.

Midour 2 : Gilbert Baylet ne sort pas du parc de regroupement. Ca nous laisse 2min d’écart avec Lacroix, parfait dans ces conditions. On perd la 3ème place au profit de Pierrine pour 0’’3s. Damien Pocheluberry est toujours très rapide et il revient doucement sur Darsouze. Il lui reste 9’’5s à reprendre pour la 2nde place. Jean Pierre Goni se bat toujours avec son moteur qui chauffe.

Pichon 2 : Le terrain ne s’est pas arrangé et nous perdons 12’’1s sur Daniel Favy auteur du scratch. Mathieu darsouze reprend un peu d’avance sur Pocheluberry qui vend cher sa peau. Dessans fait sa course, il est 6ème des 2 roues.

Midour 3 : La grosse attaque… Dès le premier Gauche, je sens que Vincent a le couteau entres les dents. Il est propre mais le rythme est élevé. Tous les virages D et G légers qui se succèdent nous sautent aux yeux. Le saut de route passe à fond avec toute la vitesse accumulée avant. De l’intérieur, c’est magnifique. Avant de reprendre le Goudron, nous sommes pointés avec 4s d’avance sur Favy. Dans le premier gauche sur cette route, nous ralentissons car il ne faut pas l’oublier, nous sommes en 2 roues motrices… Nous ratons un peu notre freinage au bout du goudron. A l’arrivée, nous voyons que nous avons le même temps que Patrick Poincelet. Reste encore Favy qui s’élance derrière nous. A l’entrée du parc d’assistance… Daniel nous met 5s. Encore raté -) Darsouze continue de signer de bons chronos. Il conforte sa 2nde place devant Pocheluberry, Gaillacq, De La Noe, Dessans, Goni et Peyrous.

Pichon 3 : Lacroix s’élance devant nous. Nous avons 2min avant notre départ mais il n’en sera rien. La poussière ne retombe pas et la direction de course décide de nous envoyer en convoi dans la spéciale. Nous faisons la grosse assistance avant de rentrer au parc fermé.

Copyright FaneLe calcul des temps forfaitaires fera beaucoup parlé. En effet, il est toujours difficile de voir que l’on perd 15s sans avoir roulé… Vaste débat.

Il est 20h, il faut aller reconnaitre la spéciale de Bretagne d’Armagnac. 21h, le temps d’un plongeon dans la piscine puis il faut faire le road book du dimanche.

Dimanche : Comme hier, l’assistance se réalise dans le parc fermé. Compte tenu de la pagaille (nombreux équipages veulent repasser en pneus gras), il est autorisé de sortir les autos du parc pour 15min d’assistance. Original comme manière de faire.

Nous nous élançons en 3ème position. Surprise, Patrick Orhategaray ne sort pas du parc. Nous partons 2 min derrière Favy. Je sais que sur cette spéciale, il va être difficile de conserver notre avance sur Pierrine et Urrutia. Néanmois, Vincent est bien décidé a résister. Il attaque. Au milieu de la spéciale, les notes sont très nombreuses et il me demande d’accélérer le rythme. Difficile de tout dire et dieu sait que je parle vite -) Nous sommes prudent dans les compressions qui sont très mauvaises. D’ailleurs, Pierrine se fera une grosse chaleur et Patrick Poincelet part en tonneau par l’avant. La conséquence d’un manque de reconnaissances et d’une course très serrée. Comment dire à un pilote : tu as cas lâcher dans le premier tour et tu attaqueras après. Impossible surtout lorsqu’il y a 0’’4s d’écart -) Nous faisons le 8ème temps. Pocheluberry est juste derrière à 3’’7, Gaillacq 4’’6s, De La Noe 6’’6s et Darsouze 18’’6s. Il perd ainsi presque toute son avance acquise la veille. Il est maintenant sous la menace de Pocheluberry (3’’9s).

Perquie 1 : Le profil de cette spéciale est plus pour nous. Il y a moins de virages à 90° et presque pas d’herbe. Quelles sensations lorsque l’on fait un gros jump à fond de 5 pour plonger dans la cuvette le long de pipeline. 3ème temps scratch… On conserve notre 2ème place pour 1’’2 sur Urrutia. Darsouze réagit et reprend un peu d’avance mais tout reste ouvert pour le gain des 2 dernières marches du podium.

Copyright FanePountets 2 : Gaillacq prend la 3ème place du trophée à Pocheluberry qui perd 30s dans ce chrono. Lourd de conséquence pour la suite de la course. Goni reste au parc d’assistance. Ses problèmes moteurs deviennent trop importants.

Perquie 2 : Au bout de 3km, dans une courbe gauche pour passer dans un champ, Vincent passe la 4 mais l’auto ne veut plus avancer… il passe la 5ème et ça repart. Nous sommes super inquiet. Il rétrograde un peu plus loin et même problème. Pour ne rien arranger, la Direction assistée a disjointée. Je dis à Vincent de rouler pour sortir de la spéciale. L’ambiance dans l’auto est lourde et nous sommes très tendus. Nous faisons : 1ère, 2ème, 3ème, 5ème et 6ème. Nous savons que notre place au scratch est perdue mais là n’est pas l’essentiel. Il faut maintenant terminer la course. Un si beau week-end ne peut pas se terminer sur un abandon. De La Noe fait le scratch. Mathieu Darsouze part en tonneaux et il reste sur le toit. Damien, qui arrive juste derrière, s’arrête pour lui porter assistance comme le veut le règlement. Rien de grave, tout le monde va bien. Il repart mais ça sera un temps forfaitaire pour lui. Il perd 7’’5 sur De La Noe et par la même occasion, il perd sa place sur le podium.

A l’arrivée de la spéciale, nous retrouvons la DA. Retour au parc d’assistance puis au parc de regroupement.

Après la pause déjeuné, nous nous dirigeons vers Bretagne d’Armagnac : 25km… 25 long km… Sur la liaison, nous sommes attentifs à tous les bruits.

Bretagne 1 : Nous partons sur un petit rythme. Nous voulons passer le 3 en 5 mais la 5 commence à sauter en spéciale. Nous ne prenons pas de risques et nous utiliserons uniquement 1, 2 et 3. Le scratch est pour Pocheluberry qui tente de regagner sa 3ème place sur le podium. Il compte encore 4’’6s de retard.

Bretagne 2 : De La Noe sent la menace venir et il hausse le rythme pour faire son premier scratch. Il conserve ainsi sa place sur le podium au dépend de Damien Pocheluberry qui aura fait une très belle course. Quant à nous, la boite tient jusqu’au parc fermé d’Eauze et c’est avec une grand joie que l’on termine cette course. C’est toujours un plaisir de rouler dans cette auto avec Vincent qui sait conserver les pieds sur terres et sa gentillesse.

Au final, il n’y a que 5 équipages en 2 roues motrices qui rentrent au parc fermé.

Rendez vous au rallye d’Orthez que je ferais pour la première fois.

Podium Gers 2010
Crédit Photo Fane, Eric.

 

Mise à jour le Dimanche, 05 Septembre 2010 16:08