Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Rallye Dunes et Marais: Résumé 2 roues Motrices

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Copyright Cyril DoreUne fois de plus, le rallye fait le plein de concurrents. Avec un parcours rapide et assez facile, en apparence, il attire aussi bien les pilotes du nord que ceux du Sud.

Dès la première spéciale, Vincent Poincelet montre qu'il est le plus rapide en ce moment dans le challenge 2 roues motrices. Il réalise tous les temps scratch de la journée du samedi et 4 des 6 scratch du Dimanche. Avec 2min46 sur Cazalet et 5min20 sur Goni, Vincent Poincelet et Julien Rivière s'élancent serein dans la dernière spéciale. Ils touchent un fût en béton et cassent le volant. Ils effectuent une réparation de fortune en remplaçant le volant par une chevillette de maçon. Bilan de l'opération: 6min45 de perdu sur Cazalet auteur du scratch dans cette spéciale.

chevillette

33ème rallye Dunes et Marais

Soleil, plage, mer, le rallye Dunes et Marais a toujours un air de vacances. Cette année 110 équipages se sont inscrits dont 30 deux roues motrices. Vingt huit prendront le départ.

J’arrive sur place Jeudi en fin de matinée. Le temps de retrouver Vincent, et nous voilà parti sur les spéciales avec le quad. Nous faisons les spéciales du samedi puis Jaffe dans les 2 sens. Pas facile de s’y faire à cette spéciale. Il faut vraiment les voir comme 2 spéciales différentes.

Vendredi Matin, nous refaisons un passage dans Jaffe qui se trouve à quelques kilomètres de notre logement puis direction les spéciales du dimanche. En fin de matinée, nous avons le temps de refaire un passage dans celles du samedi. La boucle est bouclée, on peut rentrer.

Vendredi après midi, nous passons aux vérifications administratives et techniques sans problèmes, il faut dire que l’auto commence à être connue et elle n’a pas subie d’accidents, alors, pourquoi perdre son temps.

Nous sommes contents de retrouver Nicolas Larroquet qui a réussi à réparer son auto. Espérons que cette course se passe mieux que les précédentes. On notera l’absence de Jérôme Helin et le forfait de Grégory Boucher qui se réserve pour le Plaines et Vallées avec un nouveau moteur Honda Type R.

Samedi matin, il n’y a pas de rosé, nous restons en Michelins pour cette 1ère spéciale. L’objectif est clair, aller jouer avec les 4rm, même si le terrain n’est pas à notre avantage, et essayer de gagner la catégorie 2rm.

ES1 : Chenac

Cette spéciale laisse place au pilotage avec des chemins bien marqués et des changements de direction rapides. Nous faisons le scratch en 2rm et le 7ème temps scratch. Nous sommes parti sur un bon rythme car Damien Pocheluberry, 2nd, est à 19s. Il est suivi de Gaillacq, Cazalet, De La Noé et Larroquet.

ES2 : Saint André de Lidon

Nous roulons vite mais pas comme d’habitude. J’ai l’impression que c’est l’auto qui nous emmène et non l’inverse. On subit trop l’auto. Nous réalisons le 11ème temps scratch et le scratch en 2rm. Gaillacq est très en forme. Il est 2nd de la spéciale et 2nd au classement. Pierre Jean Renoulleau cravache pour revenir suite à sa crevaison dans l’ES 1, il est 7ème.

ES3 : Medis

Nous avons pris conscience de notre déconcentration et nous voulons y remédier. Dès le début, c’est la grosse attaque…. Un peu trop. Au bout de la première grande ligne droite, on décide de freiner après la seconde bosse… Vincent se jette sur les freins, rentre les rapports mais l’auto est restée bloquée dans l’appel à gauche… et le virage est à droite… Calé… Demi tour et on y retourne. 1km plus loin, de nouveau un sommet. On est tous les 2 d’accord, il faut freiner après… encore raté… on sort un peu large. Résultat, on chute au classement général à la 13ème place. Larroquet revient dans le rythme, il réalise le 2ème temps des 2 roues à 5s de nous.

ES4 : Chenac

Cette spéciale nous réussit. On fait de nouveau le scratch en 2rm et on relègue François Cazalet à 18s. Avec 1min05 sur Gaillacq, 2nd au classement, le trou est fait. En revanche, pour la 2nde place, la bataille est serrée. Gaillacq, Cazalet, Pocheluberry et Larroquet se tiennent en 14s.

ES5 : Saint André de Lidon

De nouveau la grosse attaque. Vincent est plus agressif et c’est lui qui domine l’auto et non l’inverse. Résultat 5ème temps scratch et 17,5s sur Pierre Jean Renoulleau auteur du 2ème temps en 2 roues. Ce temps lui permet de revenir dans le top 5 des 2rm. Damien Pocheluberry renonce.

ES6 : Medis

Dans cette spéciale où les moteurs parlent avant le pilotage, nous perdons du temps sur les 4rm, nous réalisons le 14ème temps. En 2rm, Cazalet prend la mesure de son auto et hausse le rythme. Il prend la 2nde place de la spéciale et du classement. Gaillacq perd 3min sur problème de démarreur. Larroquet fait une course sage. Il reprend confiance, il est 3ème à la fin de cette journée. Il précède Renoulleau, Goni et Deléans.

Dimanche : Le temps est menaçant et nous avons décidé de mettre les Technospeed. Nous perdrons moins de temps à rouler avec ces pneus que de rouler en Michelins sous la pluie.

ES7 : Jaffe

Au départ de la spéciale, j’ai une petite appréhension : pourvu que l’on aille plus loin que l’année dernière… Et bien, tout se passe correctement. Nous sommes plus doux que l’année dernière dans les trous. C’est de nouveau une spéciale à moteur. On fait le 14ème temps à 15,8s du scratch. En2rm, nous faisons le scratch mais Gaillacq n’est pas loin (7,5s) suivi de Larroquet, Renoulleau, Cazalet et Bruno Coet toujours aussi rapide.

ES8 : Semussac

La pluie se met à tomber pendant que l’on attend au point stop. 15min de pluie… En voyant les 4rm partir, c’est inquiétant, ça semble être une vraie patinoire. Et bien… sur la piste, c’est pareil pour nous. Le premier freinage au bout de la ligne droite du départ, c’est au-delà de la banderole que l’on tourne. A l’accélération, jusqu’en 5ème, l’auto cherche encore de la motricité. Au freinage, l’auto s’accélère… On le temps de voir Damien Pocheluberry venu en spectateur -) Nous prenons tous une valise par rapport aux concurrents qui s’élanceront après. Manu Castan fait le scratch devant Grégory Vincent. En 2rm, c’est Pierre Jean qui fait le meilleur temps.

ES9 : Cozes

C’est une spéciale plus à mon gout, j’ai l’impression de servir à quelque chose. Nous attaquons pour nous faire plaisir. C’est agréable de retrouver de petits chemins. Pierre Jean se montre une nouvelle fois le plus rapide après nous. Il est suivi de Cazalet, Maresse, Deléans et Coet. Nicolas Larroquet a abandonné. La série noir continue, courage.

ES10 : Semussac

Nous ne pouvons rien faire face aux 4rm, nous nous faisons passer par Christophe Herbert, nous sommes 10ème à 5,5s de Christophe. Pierre Jean continue sa remontée. Il fait le 2ème temps et prend la 3ème place du classement.

ES11 : Cozes

Mes impressions du premier passage se vérifient. Ce profil de spéciale nous convient. On relègue Cazalet à 15’9s et Jean Pierre Goni à 33’2s. Pierre Jean Renoulleau abandonne sur problème de croisillons de direction il me semble. Avant Jaffe Inversée, les écarts sont les suivants :

2ème Cazalet : 2'46"2
3ème Goni : 5'20"7
4ème Coet : 6'38"1

ES12: Jaffes

Direction Jaffe pour l’ultime spéciale. Sur la ligne de départ, nous sommes d’accord, on roule sans prendre de risques. 5-4-3-2-1…. Go, le D/G à vu, se passe sans problème, puis D90 reprise goudron. On arrive sur le G90 reprise terre où nous avions glissé ce matin, je l’annonce glissant et il l’est : demi tête à queue. C’est reparti. Les freinages sont assurés. On reprend le bitume pour 700m puis bosse légère et 150m D 90. Vincent ne prend pas de risque, il freine avant la bosse, il amorce le Droite mais c’est le choc. La roue avant heurte un fut empli de béton. Instantanément, la colonne de direction casse juste derrière les cannelures du volant. La DA se bloque à droite et nous faisons des rond. Impossible de tourner, on s’immobilise et on demande au commissaire s’il a des outils. Réponse, non. On fait le tour, on regarde, on réfléchit… mais ca ne sent pas bon. On coupe le moteur et on enlève les caques. Le commissaire nous demande notre carnet, mais je décide de le conserver. On ne sait jamais, un miracle peu arriver.

Le miracle s’appellera Philippe Renoir. Il arrive au loin avec une caisse à outils. Je dis à Vincent : « remets ton casque, on repart ». Je ne savais pas encore ce qu’il avait dans sa caisse mais j’avais la volonté de repartir. Je vide la caisse et je trouve plusieurs chevillettes de maçon. Un marteau… Il n’en faut pas plus, j’enfonce la chevillette dans le tube de la colonne de direction. Vincent test, il désactive la DA qui voulait aller toujours à droite et nous voici reparti. Je surveille les rétroviseurs et Vincent se bat avec un volant de 10cm qui prend du jeu. On roule juste pour sortir de la spéciale sans prendre de risque de toute manière, la course est déjà perdu pour nous. Au point stop, l’équipe MPV Race est partagée entre la stupeur et l’envi de rire de cette situation qui n’est pas commune. Rouler sans volant, c’est rare pour une auto de course.

Maintenant, il nous reste 14min pour faire 10km de liaison. Le plus difficile, c’est de prendre les ronds points. Nous arrivons 2min avant de prendre des pénalités. Ouf. Daniel Lemarié, nous croyant encore 1er, nous faire garer devant, à la place des vainqueurs. Puis, tout le monde apprend notre mésaventure. Je prends mon téléphone et la feuille de temps de Béatrice pour voir où nous sommes classés. Avec notre temps de 13’21’’9s, soit 6’45’’’5s de plus que Cazalet qui fait le scratch, on se lance dans des calculs d’apothicaires. Pour le moment, on serait 5ème à condition que Goni, Coet et Maresse fassent le même temps que Cazalet. Puis la pluie arrive, je me dis, que ça va peut être jouer un rôle déterminant dans le classement. De toute manière, nous avons fait une erreur, il est normal qu’il y a une sanction sur notre classement. Malheureusement, Bruno Coet doit abandonner à 500m de l’arrivée et la pluie rend le terrain inconduisible. Au final, nous terminons 3ème à 14s de Jean Pierre Goni. Nous sommes très contents pour François Cazalet qui gagne son 1er rallye. Il a su prendre la mesure de son auto sans bruler les étapes. C’est un futur champion de France 2rm qui a gagné ce week-end. De plus, Maxime, son copilote, prouve à tous qu’un copilote ne porte pas la poisse. Que l’équipage est un tout et que l’on est solidaire dans les succès et les défaites. Bravo à vous les gars.

Au moment d’écrire ces lignes, la colonne de direction est changée et l’ensemble du train avant a été contrôle.  Verdict : rien n’a bougé, même pas une biellette de direction de tordu. C’est costaud un Fouquet.

Rendez vous au « Plaines et Vallées » pour la dernière course avec le Fouquet 2rm. Et oui, l’heure est venue de passer au 4rm. Le Fouquet de Vincent Poincelet est donc à vendre après le « Plaines et vallées ».


Mise à jour le Dimanche, 17 Octobre 2010 15:43