Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Rallye Jean de la Fontaine 2011: Résumé & Vidéos embarquées

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36ème rallye Jean de la Fontaine.

L’écurie Jean de la Fontaine a une nouvelle fois, beaucoup travaillé cet hiver pour nous proposer un rallye à la hauteur de sa réputation. Le changement de présidence de l’ASA02 a permis à toute l’équipe d’organisation de travailler plus sereinement et de se concentrer pleinement à l’organisation du rallye.

Après le très grand succès rencontré en 2010, le découpage du rallye en 2 étapes distinctes sur des sites très différents a été de nouveau retenu. Le samedi, la course se déroule autour de Fère en Tardenois avec un parc d’assistance dans le centre ville. Dimanche, les équipages retrouveront le village de Ciry Salsogne pour y parcourir les spéciales de Vasseny et de Chivres-Condé-Celles.

Le week-end s'annonce difficile, éprouvant mais très plaisant...

 

 

Jeudi matin, départ d’Amiens pour rejoindre Vincent à Ciry. Petit passage par la station Total de Soissons afin de récupérer les road book. Vers 10h, un peu en retard, je retrouve Vincent, François Cazalet, Patrice Truco, Alain Pierrine, Max et Bernadette pour reconnaitre les spéciales du dimanche. Le parcours est connu car nous sommes déjà passé presque partout mais par forcément dans le même sens. Nous faisons donc de nouvelles notes. Premier constat, les spéciales du dimanche restent assez techniques et très plaisantes. Les portions dans les bois sont agréables et les chemins sont sympas. Grosse pause déjeuné et direction Fère en Tardenois pour reconnaitre les spéciales de Sergy et Villers. On parcourt ces spéciales dans le sens inverse de l’année dernière. De plus, elles ont été un peu modifiées et allongées. Il n’est pas nécessaire de préciser que le terrain est dur comme du béton. Les chemins sont très cassants de part cette sécheresse qui sévit depuis plus semaines et la vitesse que l’on va prendre dans ces spéciales. De plus, pour être devant, il faudra rouler en Michelin avec toutes les conséquences que l’on connait sur la mécanique.

Après cette longue journée, un petit repas entres amis est le bienvenu. Nous sommes 25 à partager ce moment de convivialité qui fait tout l’esprit de notre discipline.

Vendredi matin, nous faisons les notes des spéciales de Fère en Tardenois puis nous retournons à Ciry pour contrôler celles du dimanche. Tout s’annonce bien et nous avons hâte de rouler. Vers 19h, nous nous dirigeons aux traditionnelles vérifications administratives et techniques. Il y a beaucoup de monde aux administratifs. Ensuite, malgré deux files d’attentes distinctes pour les équipages vérifiés à l’année et les autres, il y a aussi beaucoup d’attente. Résultat, aussitôt passé, les équipages repartent dans leurs gîtes et ne profitent pas de la buvette.

Samedi matin, briefing à 9h30. Nous serons 77 à nous élancer dans la première spéciale. Carlos Soares ayant trouvé de justesse un copilote en la personne de Christophe Aubry pour remplacer Georges, forfait à la suite d’une chute la veille. Les frères Weisner n’ont pas pu réparer leur problème de direction assistée. Ils préfèrent sagement renoncer. Ils débuteront leur aventure dans le tout terrain à l’occasion de rallye du Chasse Marée.

Tous les équipages se dirigent vers Fère en Tardenois pour une assistance de 15min avant de se diriger vers le départ de Villers. Nous nous élancerons 6ème, juste derrière Vincent Foucart et devant Carlos Soares. Le bruit du Moteur de Foucart est très sympa. De notre côté, il y a un peu de stress. Vincent a beaucoup travailler avec Vincent Foucart pour résoudre le problème du Gâtinais, mais il reste toujours un peu d’appréhension. Foucart s’élance après un petit calage moteur sur la ligne. Au moment de nous présenter sur la ligne, nous sommes concentrés. Le samedi, est une journée pour les gros moteurs et nous essayerons de nous maintenir dans le top 5.

C’est parti. Sur les notes, les 3 gauches doivent passer à fond, tout comme le droite pour un gros freinage pour un G90. Je pense que nous avons été un peu trop optimiste car le dernier gauche arrive très vite et il faut conserver un peut de puissance pour coller la voiture à la corder. De plus, ce chemin est très glissant. La première aventure de Maxence Lamy aux côtés de Jean Marie Verrier s’arrête dans cet enchainement de virages. Après quelques tonneaux, la voiture est trop endommagée pour repartir. Rendez vous bientôt Maxence. Pour nous, tout se passe bien. Le moteur tourne très bien et les freins sont au top. Les virages s’enchaines, l’auto absorbe tous les trous et les irrégularités du terrain. Nous remontons sur le goudron pour un D90 pour 600m de chemin en descente et un D90 pour rentrer dans un petit sous bois. En bas de la descente, ça arrive très vite. Nous sommes un peu aveuglé au moment de rentrer dans le bois. Le chemin qui suit est très défoncé mais ça passe à fond. Nous attaquons la partie dans les vergers puis la descente dans le terrain de quad. En bas une épingle G pour une bosse pas bonne… Effectivement, elle n’est toujours pas bonne. Il ne faudra pas passer plus vite au prochain tour. On rattrape le terrain de foot et on ne sent pas les trous du chemin juste avant. L’auto absorbe encore mieux que le 2 roues motrices. Nous voyons un peut de poussière en suspension dans le chemin qui redescend. Nous continuons cette spéciale sur un bon rythme mais sans en faire trop. Dans le dernier chemin pour l’arrivée, nous devons ralentir car il y a trop de poussière et nous ne voyons rien. En fait Foucart a fait un tout droit au stade. Il perd 47s sur nous dans cette spéciale. Nous réalisons le 3ème temps derrière Mann qui a revu son moteur. Michael Caze fait le scratch avec son moteur Subaru. Ca fait plaisir de voir Micka devant. A l’arrivée, nous voyons de la poudre d’extincteur à l’arrière droit de l’auto de Favy. Un crevaison a déclenché un début d’incendie heureusement sans conséquences. Cette première spéciale fait déjà beaucoup de casse : Thion et Libinski cassent le pont avant, Omnes le pont arrière. Maresse, Lacroix et Herbert renoncent aussi.

 

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ES2 : Sergy : Cette spéciale passe dans le village de Vincent. Je sais et je sens qu’il veut essayer de faire un scratch dans cette spéciale. Nous partons avec un très gros rythme. Nous passons très fort dans plusieurs gauches légers mais qui le sont un peu moins en 6 ème… Au milieu de la spéciale, l’auto se comporte bizarrement. Elle décroche assez vite de l’arrière. Nous continuons tout de même sur un bon rythme. Nous sentons que nous avons une roue de crevé à l’arrière gauche. Nous essayons de limiter le temps perdu en roulant un peu tout de même. Mais le pneu explose dans la grande ligne droite de 1600m. La carrosserie ne résiste pas : nous perdons un morceau de capot arrière, les ailes intérieure et extérieure et surtout 45s d’un coup. Au parc d’assistance, on s’aperçoit que la roue arrière droite est aussi crevée. Patrick Poincelet, très motivé, réalise le scratch. Mann prend la tête de la course. Nous tombons à la 7ème place. La liste des abandons s’allongent fortement : Liéveaux, Burley, Cazalet (crevaison puis amortisseur endommagé), Herbert Delphine, Hébert. Il reste plus que 65 équipages.

ES3 : Villers 2 : Nous sommes un peu refroidi par notre mésaventure de la spéciale précédente. Nous avons pour but de faire une spéciale propre. Rien à signaler. Nous roulons avec du rythme sans avoir l’impression d’attaquer. Nous escaladons un peu le talus au stade dans Villers mais rien de grave. En revanche, Mann attaque. Il fait le scratch devant Favy, Patrick et nous qui remontons de 2 places. A l’assistance, tout le monde se mobilise pour reconstruire une aile arrière. Au moment de partir, je découvre que la courroie d’alternateur commence à s’abimer. Trop tard, ça sera pour le tour d’après.

ES4 : Sergy 2 : Patrick entend un bruit sur la liaison. IL craint une panne de transmission avant. Nous partons un peu stressé par cette courroie. Je regarde très régulièrement tous les manomètres du tableau de bord. Tout se passe bien. L’auto réagit très bien et nous sommes satisfait de cette spéciale. Favy fait le scratch. Il nous met 3’’2s. Nous remontons 4ème. Patrick doit abandonner suite à ce problème de transmissions. Mann reste en tête mais il est suivi par Simmonites et Favy. A noter que Dam Evans est 5ème au générale. Manu Castan ne prend pas le départ de cette spéciale.

La journée est déjà longue et nous n’avons pas le temps de nous reposer. Les assistances sont agitées. De plus, 20min est un temps d’assistance trop court. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des équipes aussi bien constituées que celles des équipages leaders. Je pense que 25 voir 30min seraient des temps plus confortables.

 

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ES5 : Villers 3 : Notre objectif est de continuer de remonter au classement. Vincent commence à comprendre comment fonctionne ce moteur. Il joue plus avec le couple. Très tôt, nous voyons de la poussière en suspension. Puis elle s’intensifie de plus en plus. Au loin, nous distinguons Foucart. Vincent continue de rouler mais avec une pointe de rythme en plus. Au stade, nous sommes presque derrière Foucart. Je pense que nous pourrons le passer dans le G90 car il y a de la place à la corde mais Vincent Foucart ne nous voit pas. Il nous voit quelques mètres plus loin et il se gare sur un talus au maximum qu’il peut. Nous hésitons car il y a un bosquet d’arbres. J’encourage Vincent à doubler et c’est ce qu’il fait. Merci Vincent et Elodie de vous êtes garé à cet endroit pas simple. Nous ré-accélérons mais 400m plus loin, on entend un bruit à l’arrière gauche. Une nouvelle crevaison. Nous ralentissons et Foucart est dans notre poussière… désolé. Résultat, 1min de perdu. A l’arrivée, devons changer notre roue, sous le regard du juge de faits. Bon à savoir : si vous êtes crevé, que vous changez la roue à la sortie de la spéciale et que vous pointez en retard au CH suivant, il suffit de faire constater que vous avez crevé, que vous avez changé la roue et les pénalités seront supprimées. Bonne initiative pour la sécurité.

Avec cette nouvelle crevaison, nous perdons 3 places. Favy gagne la spéciale et prend la 2nde place du générale aux Simmonites.

Habituellement, nous ne voyons jamais le parc fermé du Samedi soir au Jean de la fontaine. Nous avons envi de rentrer à Soissons. La journée a été très longue et difficile.Ca sera donc l’objectif de cette ultime spéciale de la journée.

ES6 : Sergy 3 : La spéciale débute bien. Nous passons plus fort aux endroits sans risques et nous faisons attention ailleurs. Dans Sergy, on se rate à l’épingle. L’appel est bon mais le contre appel est trop juste et il faut jouer de l’embrayage pour finir de faire pivoter l’auto. On touche le ballot de paille avec l’arrière droit. Vers la fin de la spéciale, nous voyons encore beaucoup de poussière. C’est Alain Pierrine qui est crevé et qui roule doucement. On se rapproche de lui avec beaucoup de mal et il nous laisse passer juste avant l’arrivée. Il perd 3min sur cette double crevaison. Nous réalisons le 5 temps mais surtout nous allons pouvoir rentrer au parc fermé de Soissons. A l’assistance, nous découvrons une nouvelle crevaison à l’arrière gauche et que nous avons cassé la belle aile que notre assistance nous avait fait. Désolé les gars -)

Au parc fermé de Soissons, tous les équipages sont marqués par cette journée longue et difficile. Le rythme a été élevé toute la journée et tout le monde a souffert sur ces spéciales exigeantes. Mann est leader avec 7’’6s d’avance sur Favy et 10’’7 sur Simmonites, 1’33’’6s sur Soares, 1’42’’8s sur nous, 1’46’’3 sur Demonceaux et

2’00’’0 sur Costes. A noter que seul Mann et les Simmonites n’ont pas crevés de la journée.

 

Au cours de la nuit, il a plu. La question que tout le monde se pose : faut il monter les pneus gras ou rester en Michelin ? Pour nous, la question est vite tranchée : ça sera les Technospeed. Au départ, on se dit que c’est un bon choix car ils prennent bien dans la terre.

Nous attaquons par la spéciale de Vasseny. Le départ est donné en descente sur l’herbe pour un freinage sur herbe et un D90. Nous partons prudemment. C’est la première fois que nous roulons avec les grosses roues et sur un terrain gras. L’auto motrice très bien. Nous arrivons sur le plateau de la ferme de l’Epritel. Il y a un Gauche qui doit se passer presque à fond. L’auto décroche et nous entendons un bruit. Nous pensons de suite à une nouvelle crevaison. Nous continuons en montant des rapports mais nous restons à 7000tr en 6 dans la ligne droite. On ne passe pas à fond. Au moment de freiner, Vincent m’informe que l’on n’a plus de freins… Oups… J’entends les roues arrière se bloquer. Il tente de nouveau de freiner, mais la pédale va au fond. Il rentre des rapports et c’est un magnifique tout droit dans le champ. Heureusement, il n’y a personne et il n’y a aucun obstacle. Vincent pense descendre puis on décide de repartir. Je scrute les rétros pour guetter l’arrivée de Demonceaux. On descend dans les bois au ralenti. Je l’aperçois enfin. Vincent se gare et il nous double. Nous continuons notre chemin de croix jusqu’à l’arrivée. Nous appelons notre assistance pour préparer les nécessaires pour refaire nos freins. Au CH d’entrée de parc, nous nous apercevons que nous avons perdu le cardan avant. En fait, la tulipe s’est cassé et la roue étaient retenue que par l’étrier de freins. Il y a trop de dégâts et le week-end a déjà était très galère. Il faut savoir dire stop. Vincent retourne en quad récupérer le cardan sur la spéciale et nous rendons notre carnet.

Bilan du week-end des pièces à changer: un capot arrière, 2 ailes intérieures, le côté gauche, 5 crevaisons avec 3 jantes HS, un ensemble étrier/disque AP HS, tulipe de cardan.

Devant, la course continu et c’est à coup de secondes que Mann et Favy se battent. Dans l’après midi, Favy arrive à prendre le dessus et Mann relâche sont effort dans l’ultime spéciale pour terminer 2nd. A noter que Caze, parti en super rallye, fera 2 scratchs dans cette journée et qu’il n’a jamais été loin des meilleurs. A surveiller sérieusement au Cantal !

Au terme de ce rallye, 33 équipages ont rejoint l’arrivée. Ce rallye fut une nouvelle fois sélectif, exigeant, mais c’est qui fait la légende de ce type de rallyes.

Rendez-vous dans quelques semaines pour le rallye du Cantal en Châtaigneraies où nous aurons pour principale ambition de rouler le plus possible pour continuer de comprendre et d’apprendre cette magnifique auto.

Félicitation à toute l’équipe d’organisation qui a fait un super travail. Quelques points sont à travailler pour casser peut être un peu la vitesse de certaines spéciales mais quel plaisir d’être en 6 dans Sergy avec ces bosses et ce chemin étroit. Merci à vous les bénévoles qui nous permettait de nous amuser.

 

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Mise à jour le Mercredi, 06 Juillet 2011 11:00