Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Rallye du Labourd 2012: Résumé

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Copyright Lionel MontainVincent Poincelet passe en tête du championnat.

Louis Dronde double la mise sur au pays basque au prix d'une attaque de tous les instants la journée du dimanche. Vincent Poincelet revient de ce lointain déplacement avec la place de leader du championnat.

Cette 36eme édition du rallye du Labourd s’est déroulée dans des conditions climatiques difficiles. La pluie n’était pas tombée depuis plus de 3 semaines mais elle a rattrapée son retard la semaine avant le rallye. Vendredi, c’est sous une pluie continue que l’on a effectué les reconnaissances.

La spéciale de Bois de Saint Pée est extrêmes glissante dans ces onditions. Pierotenia est plus technique mais tout aussi délicate avec ses longues portions de goudron et son chemin à flanc de collines en herbe. Ziburuko est fidèle à elle même. Uzkain est une spéciale de montagne: des pierres des pierres et des pierres et des passages de gué! Enfin, Xipa est très technique au début, rapide au milieu et peu intéressante à la fin car très lente et défoncée.

 

Bois de Saint Pée 1:

Samedi matin, il ne pleut pas mais le ciel reste menaçant. Nous nous élancerons derrière Cyril Omnes qui aura la lourde tache d’ouvrir la route dans Bois de Saint Pée. La première partie de la spéciale dans le champ est supprimée car il y a un devers trop prononcé compte tenu de la faible adhérence en ce début de journée. Cyril s’élance puis c’est à notre tour. Nous attaquons sur la première partie du chemin car nous savons que la suite de la spéciale sera plus compliquée. En effet, comme la veille, une pellicule grasse rend le pilotage très délicat. Nous « dégraissons » pour les suivant, sympa non? Dans ces conditions, nous faisons le 5eme temps à 13,1s de Louis Dronde parti plus loin. Terry Banyard fait le 2nd temps devant housset et Manu Castan. Daniel Favy tombe en panne d’essence et perd 2min40. Cyril Omnes n’est pas à l’aise dans ces conditions, il  fait le 14eme temps à 28s. Greg Goni fait un magnifique 7ème temps juste devant Nicolas Larroquet.

Ziburuko 1:

Dans ces conditions glissantes, nous sommes content d’avoir 4rm! Housset frappe le plus fort, il fait le scratch et nous devance de 0,3s. Derrière, François Hirigoyen se montre très rapide juste devant Michael Caze qui a fait une partie de mécanique impressionnante à l’assistance suite a la casse d’un tirant de train arrière. Patrich Orhategaray est déjà dans le coup, il fait le 5eme temps.

Bois de Saint Pée 2:

Apres un regroupement et un reclassement sur le temps de Bois de Saint Pée 1, Louis Dronde s’élance en tête. Housset a opté pour un choix de pneus audacieux en partant en mixtes. Nous faisons le scratch devant Orhategaray, Housset 3,6s, Hirogyen 3,7s et Dronde 7,3s. On passe devant housset pour 0,5s et on revient à 2,5s de Dronde.

Pierotenia 1:

Les choix de pneus sont audacieux: Dronde et Castan sont en sec espérant ainsi gagner du temps sur le goudron et en perdre très peu dans les chemins. Housset est en mixte et nous en gras après avoir hésité pour partir en sec. Dès la première montée, nous constatons que notre choix est le bon. Vincent se sent bien et il attaque. Il m’impressionne en descendant dans les bois. Son pilotage fin s’avère payant dans ces conditions. Nous faisons le scratch 7,5s devant housset et 13,3s devant Favy. Omnes est à 14,9s et Hirogoyen à 19,3s. Dronde perd 20,8s et Castan 24s. Nous prenons la tête du rallye 8s devant housset et 18,2s devant Dronde.

Bois de Saint Pée 3:

Personne n’a envi de nous laisser partir et tout le monde part en sec sauf nous. Dronde fait le scratch en 6,56 avec Banyard, il sera le seul à passer. Nous aurons des temps forfaitaires suites à l’accident de Guy Housset. En effet, 2km après le départ, nous voyons Daniel nous faire signe de ralentir puis c’est Thierry qui est au milieu du chemin pour nous faire signe de nous arrêter. Le temps de faire atterrir la voiture, nous nous arrêtons. Guy Housset est parti en tonneaux et l'auto est sur le flanc au milieu du chemin. L’endroit est rapide et donc dangereux. Je préviens la direction de course pendant que Vincent et Manu remettent le rivet sur ses roues. L’équipage n’a heureusement aucun dommage corporel. On ne peut pas en dire autant des arbres déracinés par le choc. Nous poussons l’auto pour la mettre en sécurité et éviter le sur-accident. Nous faisons signer nos carnets puis nous repartons en convoi. Les temps forfaitaires calculés seront cohérents, tout au moins en ce qui nous concerne. Michael Caze, handicapé par un amortisseur vidé de son hydraulique, fait un tonneau juste après le départ. L’auto reste sur le flanc. Le temps pour l’équipage de sortir, de remettre l’auto sur ses roues et c’est reparti à la grande surprise de Jean Michel. Arrivé au parc d’assistance, il se met à pleuvoir ce qui ne nous arrange pas.

Pierotenia 2:

Au départ, les nuages descendent sur nous et nous voyons la pluie tomber plus haut. Dans ces conditions, en partant 15min après Dronde, nous craignons de perdre beaucoup de temps. Dès le départ, la pluie tombe. Cela rend plus glissant la première montée dans l’argile. Arrivée en haut, le chemin en herbe est très délicat. J’encourage Vincent à rouler mais je sens que nous sommes sur des œufs. Nous descendons vite dans le bois pour jaillir sur la reprise goudron qui est une patinoire. Nous terminons la première épingle G avec l’arrière de l’auto dans le fossé. De plus, comme nous, tous les concurrents ont pris les cordes ce qui a ramené beaucoup de terre sur la route. Les Technospeed nous offre un grip relativement bon compte tenu des conditions. Nous descendons rapidement vers le point spectacle de l’arrivée. Nous assurons le freinage à la chicane puis nous descendons dans l’herbe pour le G90 reprise goudron. Au moment de freiner pour le D90 pour la reprise chemin  de l’arrivée, Vincent à l’impression que la pédale de frein va au fond. De plus, le sol est très glissant. Il balance l’auto mais nous ne pouvons pas éviter le ballot de paille. On le tape avec le côté de l’auto. Nous ne perdons presque rien comme temps sauf que nous cassons le caisson et un peu le capot arrière. A l’arrivée, nous faisons 9s de plus qu’au première passage mais nous sommes toujours crédité du meilleur temps.  Hirigoyen fait le 2nd temps à 6’’7 devant Pierrine 9’’3s, Dronde 11s. La spéciale sera neutralisé suite au blocage de Grégory Goni sur casse de boite de vitesses. Le retard accumulé, la pluie et le brouillard ne permettaient plus de laisser partir les concurrents dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

Nos rentrons au parc fermé avec 29’’2s d’avance sur Dronde, 1’01’’5s sur Hirigoyen, 1’07’’6s sur Castan, 1’18’’6s sur Pierrine, 1’30’’4 sur Coste qui est très content de son nouveau Fouquet suspendu par 8 Öhlins et 1’37’’3s sur Nicolas Larroquet qui mène le Trophée 2 roues motrices. Iribaren, Morisse et Omnes ferment le top 10.

Toute la nuit, il a plu. Dimanche matin, la pluie continue de tomber. Première surprise, on ne voit pas Daniel Favy. Il a décidé de renoncer. Trop loin pour espérer marquer des points et n’ayant certainement plus trop le moral, il ne sort pas du parc fermé.

Uzkain 1:

Nous savons que cette spéciale sera très glissante. De plus, il ne faut pas crever dans les 2 premiers kilomètres, sinon, la spéciale sera une catastrophe. Nous décidons de partir prudemment. Nous faisons les 2 premiers km en faisant attention aux crevaisons. Nous passons les multiples passages de gués au pas car nous n’en connaissons pas la profondeur et compte tenu des fortes pluies, nous craignons qu’ils soient beaucoup plus profonds que lors des reconnaissances. Nous sommes gênés par notre lave glace qui cesse de couler au bout de 3s. Nous devons basculer toutes les 3s d’une pompe à l’autre. Nous nous retrouvons plusieurs fois dans des situations où le pare brise est maculé de boue. A l’arrivée, un troupeau de chevaux sauvages traverse le chemin. Au point stop, nous ne sommes pas contents de notre temps. Nous savons que nous avons été trop prudents. Au parc d’assistance, cela se vérifie : Louis nous colle 31’’5s. C’est un coup dur au moral. Pierre Paul me confira qu’ils n’ont rien géré : à fond partout même dans les gués. L’état des jantes le prouve. Nous nous consolons en nous disant que nous faisons tout de même le 2nd temps. Dronde passe donc en tête pour 2’’3. Hirigoyen perd 2min sur coupure moteur dès le début de la spéciale. Il tombe à la 9ème place.

Xipa 1:

La pluie continue de tomber. Nous sommes décidés à reprendre le leadership. Vincent sort la grosse attaque dès le début de la spéciale. Nous avons de bonnes sensations et les kilomètres s’enchainent sans problèmes. Sur le goudron, nous sommes prudents puis nous attaquons de nouveau fort dès la reprise du chemin. A l’arrivée, nous attendons le temps de Dronde : il est 8’’7s plus lent. Nous reprenons la tête du rallye. Hirigoyen, attaque et fait le 2nd temps à 7’’2s. Costes est 4ème juste devant Caze.

Uzkain 2 :

Cette fois, on ne se fera pas avoir si facilement. Nous sommes décidé à essayé de suivre le rythme de Dronde. Nous attaquons partout mais nos problèmes de lave glace nous retardent. A plusieurs reprises nous frôlons la correctionnelle car nous ne voyons plus rien. Par 2 reprises, Vincent aura le bon reflexe qui nous évite de sortir. A l’arrivée, nous sommes énervés et nous laissons encore 8’’6s mais surtout 3 roues. En effet, 3 jantes sont cassées. Grâce au système de double chambre à air, nous n’avons pas crevé. A cours de ce nouveau type de pneus, nous sommes obligés de passer 4 Bandetia avec une gomme plus dure et les flancs plus rigides. Dronde a 2’’2s d’avance.

Xipa 2 :

Nous savons qu’il faut revenir maintenant sur Louis. De plus, le bruit cours que Ziburuko sera peut être annulé (l'équipe de commissaire est la même que celle d'Uzkain et compte tenu du retard pris dans Uzkain, il n'est pas sur qu'ils aient le temps de se mettre en place). Nous repartons sur le même rythme que lors du premier passage mais le grip n’est pas du tout le même  sur les chemins et sur le goudron. Nous attaquons mais nous perdons 13s par rapport au premier tour. Nous attendons le temps de Dronde : il nous colle 9’’8s. C’est silence dans l’auto car nous savons que nous venons de perdre le rallye par faute de munitions!

Ziburuko 2 :

La spéciale a bien lieu. Nous ne voulons pas nous faire manger sans rien dire. Nous attaquons partout. Nous faisons même une petite sortie sur un talus ce qui est assez rare de notre part. En bas, près de la route, à mi spéciale, nous avons 2s d’avance. Ca ne suffira pas. Louis gagne pour la seconde fois le rallye en nous devançant de 14''7s.

Louis mérite cette victoire et nous en tirons beaucoup d'enseignements. Tout d'abord, il faut toujours mettre des clapets anti-retour avant le Y lorsque les pompes de lave glace fonctionne en alternance (En effet, on a 2 pompes mais elles fonctionnent indépendamment l'une de l'autre afin d'éviter de se retrouver en panne de lave glace). Autre point, il faut que l'on parte avec plus de roues du même type car nous remarquons de réels différences entres les gommes en fonction du terrain. Chose qui était plus transparente avant en 2rm.

Rendez-vous dans 3 semaines pour le premier rallye de la zone B où nous aurons l'honneur de partir en tête toute la journée du samedi.