Rallye Tout Terrain - Championnat de france

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Rallye du Gers Armagnac 2012: Résumé

Envoyer Imprimer PDF

Copyrigth Pauline et MargauxVincent Poincelet double la mise!

En remportant une seconde victoire de suite, nous avons frappé un gros coup mais il en faut plus pour distancer Alain Pierrine. En effet, il reste au contact en terminant second et en ne concédant que 2 points de plus au championnat. Nous avons maintenant 22 points d'avance, ce qui n'est pas suffisant. Le soleil et une forte chaleur ont accueilli mercredi soir les 81 équipages inscrits à cette 24ème édition du rallye Gers Armagnac. Un coup de vent est venu rafraichir l’air dans la nuit tout en conservant des températures agréables. Le parcourt est divisé en 5 spéciales différentes. Ville de Nogaro, et Foyer sont identiques. Midour, Perquie et Pountets sont revues en restant fidèles à leur caractère.

 

Jeudi et vendredi sont consacrés aux reconnaissances avant d’aller aux vérifications administratives et techniques à Eauze. Petite nouveauté, l’éclairage de plaques est vérifié ainsi que les warnings. Autre nouveauté : la fin des plaques d’immatriculation. Elles sont remplacées par un n° sur le pare brise en haut à gauche et en lieu et place de la plaque minéralogique à l’arrière. Sur le pare brise, cet autocollant ne gène pas la visibilité.
Au niveau des autos, à noter le retour des frères Urrutia sur un Rivet propulsé par un Nissan passé en 3,6l accouplé à leur ancienne boite SADEV. Lionel Lainé, champion du monde quad, inaugure son Rivet propulsé par un moteur Hayabusa à l’image de Tomahawk.
Samedi matin, le soleil est au rendez-vous. Le départ est données à 9h30 pour le 1er 4x4 de la place Belle Marie d’Eauze. Direction Nogaro pour une assistance avant la spéciale de Ville de Nogaro. Le choix de pneus est évident pour nous, ça sera les Michelins. D’autres pilotes partent gras ou en mixte. Compte tenu de l’herbe couchée, le Michelin et le mixte avec leur gomme collant, étaient le meilleur choix. Nous nous présentons en premier sur la ligne de départ. Sur les premiers freinages, nous constatons que l’herbe n’a pas était enlevée par les 4x4 dont la zone de freinage est plus tôt. Dans la voiture, nous n’avons pas de bonnes sensations. Nous ne conduisons pas bien et nous sommes un peu brouillon. Les frères Urrutia frappent le plus fort en faisant le scratch en 4’40’’0. Favy est à 6’’2s, nous à 8’’7s, Pierrine à 9’’1s, Iribaren à 9’’7s et Omnes à 10’’5s. Lainé renonce sur problème de cardan.

Laujuzan

Nous avons conservé les Michelins. La plus part des pilotes, sauf Urrutia qui a les intermédiaires de Technospeed, sont passés en Michelins. Le début de la spéciale est encore un peu brouillon. Nous freinons trop tôt et c’est l’auto qui nous mène où elle veut. Nous réagissons mais cette fois, nous sommes au dessus de nos possibilités. Ca sera comme ça tout le long de la spéciale, soit en dessous soit au dessus du bon rythme. Nous sommes prudents dans les endroits frais et glissant surtout dans les virages suivants car les Michelins ont tendance à se remplir de terre rapidement. Urrutia fait de nouveau le scratch en 6’11’’9s. Nous sommes 2nd à 3’’9s. La course est interrompue juste après Alain Pierrine suite à la sortie de route de Cyril Omnes. Dans le 1er Droite/Gauche, un amortisseur casse ce qui fait partir l’auto en tonneau par l’avant. Cyril et Sylvain s’en sortent avec des douleurs au dos et au thorax. Ils sont transportés à l’hôpital pour des examens complémentaires. Nous leur souhaitons un bon rétablissement. Iribaren fait le 3ème temps à 9’’3s, Pierrine à 12s, Favy à 13’’6s et Pocheluberry à 20’’1s.
Nos rentrons au parc d’assistance de Toujouse puis en parc fermé dans l’attente du reclassement. En effet, un reclassement au cumul des 2 premières spéciales est prévu pour donner l’ordre de départ de l’étape de l’après midi.

Midour 1

Nous partons 2nd avec la ferme intention de revenir sur les frères Urrutia. Dès le départ, je ressens que Vincent est à l’attaque et que son pilotage est plus précis. Il freine tard et place mieux la voiture. Les sensations dans l’auto sont bonnes. Nous faisons le scratch en 6’57’’6, Urrutia est à 3’’5, Pierrine à 9’’4, Iribaren à 15’’6, Larroquet à 19’’2s et Helin à 19’’7s. Les temps des 2rm nous rappellent notre Gers 2010 où nous nous étions élancés 2nd le dimanche matin pour échouer au pied du podium à la fin du rallye. Favy casse le cable d’accélérateur et il doit accélérer en tenant le câble dans la main et Laurent passe les vitesses. Ils perdent 1’37’’9s. Nous nous attendons à ce qu’il attaque fort pour revenir sur la tête de la course. Costes abandonne sur un problème de transmission : la tulipe arrière c’est déboitée du pont arrière comme cela s’était déjà produit au Gâtinais.

Pountets 1

Je pense que cette spéciale est l’une des plus intense pour les copilotes et les pilotes. Elle n’arrête pas de tourner et il y a des notes tous les 20 mètres. Nous avons conservé le Michelins. Nous attaquons fort dès le début. Les notes tombent au bon moment ce qui aide Vincent à anticiper et placer l’auto. C’est super agréable d’enchainer si intensément les virages dans  cette spéciale lente. Au milieu de la spéciale nous apercevons Urrutia arrêté au milieu d’un pâture. Le pignon de 2nd est cassé. Nous faisons le scratch en 8’52’’5. Preuve que cette spéciale fait la part grande à la maniabilité et à l’agilité, Bastien Morisse est 2nd à 11’’8 devant Pierrine à 18s, Favy à 21’’6s ex aequo avec Helin. Nous prenons la tête de la course devant Pierrine à 35’’9s et Iribaren à 47’’4s. Au point stop, nous sommes éprouvés et les pilotes mettent plusieurs minutes à reprendre leur respiration au parc d’assistance. Cette spéciale est vraiment très intense et l’effort physique est important pour faire un bon temps.

Midour 2

Nous réalisons le scratch en 6’55’’2 devant Pierrine à 1s, Favy à 10’’8, Morisse à 13’’3 ex aequo avec  Iribaren. Helin sort de la route suite à la rupture d’une pièce sur le train avant. Chopin renonce sur problème de pression d’essence.

Pountets 2

Nous faisons de nouveau une très bonne opération dans cette spéciales. Nous faisons le scratch en 8’58’’9s. Nous sommes plus lent que lors du passage précédent mais l’agriculteur à arroser le chemin entre ses vignes et l’herbe et très glissante. Favy fait le 2ème temps à 10’’3, Pierrine à 10’’5, Morisse à 12’’9 et Thion à 16’’4s. A l’assistance, nous montons les Technospeed compte tenu de la pluie qui est annoncée toute la nuit.
Au terme de cette 1ère étape, nous rentrons en leader au parc fermé. Pas de problèmes majeurs si ce n’est un peu de fumé à chaque démarrage du moteur. Pierrine est 2nd à 47’’4s, Iribaren à 1’20’’6, Morisse à 1’23’’4, Thion 1’36’’2, Caze à 1’43’’6, Poincelet à 1’55’’7, Larroquet à 2’00’’9.

Dans la nuit, il a plu localement. A toujouse, la terre est mouillée en superficie mais sous les arbres, le terrain est sec. Nous allons sortir l’auto des arènes. Au premier coup de démarreur, le moteur ne démarre pas et il faut débrayer pour qui le démarreur ait plus de puissance. Nous comprenons très vite que le moteur est en train de se noyer. Nous poussons l’auto avec l’aide de tous les équipages. Nous n’arrivons pas à la démarrer. Nous sortons du parc en poussant l’auto puis nous la tirons dans le parc fermé. Elle démarre très rapidement. Nous la laissons tourner le temps de changer les pneus pour remonter les pneus sec car nous jugeons le terrain pas assez humide pour les Technospeed.

Copyrigth Pauline et Margaux

Foyer 1

Les départs sont retardés mais nous laissons tourner le moteur. Nous attaquons dès les premiers mètres. La terres est parfois sèche et par endroit plus humide mais rien de grave. Au milieu de la spéciale, lorsque nous faisons le tour du champ, nous freinons tardivement à la sortie du champ pour le D90. L’auto part en luge et nous voyons le talus droit devant nous. Nous relâchons les freins à la dernière seconde et nous passons. Le père de Vincent ainsi que Bernadette et Max était à cet endroit et ils pensaient que ça ne passerait jamais compte tenu de la vitesse. Nous faisons le scratch en 8’38’’8 devant Caze 8’39’’6, Pierrine +1’’4s, Morisse +3’’6, Iribaren +4’’1. Daniel Favy renonce sur casse moetur (vilebrequin cassé). A l’assistance, nous montons les Technospeed car il semble qu’il la pluie a été plus forte dans cette zone. Le moteur fume toujours un peu à chaque démarrage. A surveiller.

Perquie 1

Cette spéciale est très agréable surtout le passage dans le pipeline où nous avons l’impression de voler sur plusieurs dizaines de mètres. Nous faisons le scratch en 7’41’’3. Iribaren fait le 2nd temps à 6’’3. Son nouveau moteur préparé par son père donne entière satisfaction. Pierrine est à 11s, Caze à 14’’1, Morisse à 14’’3s. Nous rentrons au parc d’assistance. Au moment de redémarrer la voiture au CH d’entrée de parc, le moteur tourne sur 3 cylindres et une fumée blanche se dégage de l’échappement. Tout de suite, nous comprenons que le joint de culasse est en train de nous lâcher. Patrick accourt pour nous donner des conseils pour résoudre le problème. Nous vidangeons un peu de liquide de refroidissement, nous agrandissons le trou de bouchon du vase d’expansion sans pour autant percer le bouchon, la soupape fonctionne très bien. Nous mettons de l’anti-fuite radiateur dans le circuit de refroidissement et nous faisons tourner le moteur. Au début, nous voyons quelques bulles d’air puis peu à peu, plus rien. Il semble que l’anti-fuite fait son effet. Heureusement que nous avons le problème tôt. L’auto ne consommait pas d’eau et le moteur n’a pas chauffé.

Foyer 2

Nous conservons les Technospeed pour économiser l’auto. Nous mettons 3 bouteilles d’eau dans la voiture et direction le départ. Nous sommes très anxieux au départ. Je passe la spéciale à regarder la température d’eau. La consigne est claire, si la température passe au dessus de 95°c, on s’arrêtera. La température reste entre 80°c et 90°c. Le choix, par sécurité, des Technospeed s’avère le meilleur choix. Nous faisons le scratch en 8’23’’2 soit 15s de mieux que lors du 1er passage. Caze est à 8’’8s. Il semble qu’il apprécie nettement plus cette journée que celle d’hier. Il sera toute la journée dans le coup dans le top 3. Morisse est très incisif et il revient à 8s d’Iribaren mais il est sous la menace de Caze qui n’est plus qu’a 17s et de Thion à 17’’7s.

Perquie 2

Nous soulageons le moteur dans les endroits rapides. Nous essayons de conduire proprement pour conserver notre vitesse. Cette conduite est payante car nous faisons de nouveau le scratch en 7’24’’7. Thion fait un super 2nd temps à 1’’4s devant Iribaren toujours aussi régulier. Pierrine est à 3’’7 et Caze à 7’’2s. Bastien Morisse perd 9’’6.

La matinée est terminée mais la course est encore longue. Il faut tout d’abord aller à Nogaro, faire 8,4km de spéciale et faire 29km pour rentrer à Eauze. La tension monte d’un cran même si l’auto ne consomme pas du tout d’eau et qu’elle ne fume plus du tout.

Ville de Nogaro 1

La liaison vers Nogaro se passe bien. Nous nous positionnons sur la ligne de départ et nous attendons l’arrivée de la voiture 0B pour prendre le départ. Le terrain est beaucoup plus gras que sur Toujouse. Dans le 2nd Droit, l’auto dérive sur l’extérieur et nous évitons de justesse les morceaux de bois positionnés dans le champ. Nous assurons les freinages. C’est une conduite totalement différente par rapport à ce que l’on avait depuis le début du rallye. La spéciale est plaisante. Le moteur monte jusque 90°c en fin de spéciale dans le terrain de Kart Cross mais rien de grave. Nous faisons le 2nd temps derrière Alexandre Thion qui réalise sont 1er scratch en championnat. Il revient à 3’’4s de Caze qui lui-même revient à 4’’2s de Morisse. La bataille pour la 4ème place est ouverte et les pilotes se chambrent un peu au CH d’entrée de parc. Michael Caze monte 4 Technospeed neuf et annonce qu’il fera le scratch. Alex Thion n’est pas décidé à se laisser faire. La bataille sera intéressante à suivre. En 2rm, Cazalet colle 20’’4s à Larroquet et revient à 12’’1s. Tout reste ouvert pour la victoire en 2rm.

Ville de Nogaro 2

Nous n’avons plus rien à gagner et nous décidons de ralentir. Dans la 1ère courbe droite, l’auto décroche et nous nous mettons à l’équerre face au bois. Nous en rions dans l’auto. Nous faisons la spéciale sans prendre de risques surtout que le terrain s’est creusé. Michael Caze fait ce qu’il avait dit, il réalise le scratch en 4’51’’4. Alex Thion part le couteau entre les dents. Dans le 1er bosquet, il passe à bloque et casse sont pare brise avec les branche du bosquet qui est trop étroit. Dans le dernier virage du rallye, il prend trop corde et monte sur le talus ce qui envoie l’auto en tonneau. Ils font un tour complet avant de retomber sur leurs roues. Ils perdent 16’’4s. Dans ces conditions, c’est Caze qui conquière la 4ème place, bravo pour cette belle journée.

De notre côté, au point stop, Daniel, Bernadette et Max viennent nous féliciter. 9a fait chaud au cœur. Nous sommes contenst mais pas soulagés. Il faut rentrer à Eauze. Nous passons par le parc d’assistance pour remettre de l’essence et rassurer tout l’équipe qui a encore été extraordinaire tout le week-end. La liaison semble interminable, plus on s’approche d’Eauze et plus notre sourire s’élargi. Arrivée au parc fermé, nous pouvons laisser éclater notre joie. Nous remportons notre 2nd rallye de suite sur l’un de nos rallyes favoris.

Alain Pierrine termine 2nd à 1’15’’2. Il a été rapide et régulier tout au long du week-end. Didier Iribaren complète le podium. Michael Caze termine 4ème, juste devant Bastien Morisse (+1’’1s) et Alexandre Thion qui devra faire de la fibre de verre pour le Dunes et Marais. Mathieu Hirigoyen apprend vite et il ne fait pas d’erreurs. Il sera rapidement un pilote à surveiller. Patrick Poincelet termine 8ème avec un moteur qui s’engorge à bas régime. Nicolas Larroquet finit 9ème juste devant François Cazalet.  Damien Pocheluberry complète le podium à la 12ème place.

Rendez vous dans 4 semaines pour le rallye d’Orthez sur lequel nous n’avons jamais eu de bonnes sensations. A nous de trouver nos marques pour faire une belle à l’image de nos 3 premiers résultats dans la zone sud. A préalable, une très grosse révision de l'auto s'impose car la mécanique a souffert sur ce terrain exigeant et cassant.

Mise à jour le Mardi, 07 Août 2012 11:05