Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Copyright FaneADonfUn long week-end d'automne

Avec 124 partants, le rallye Dunes et Marais fait une fois de plus le plein d’engagés. Le terrain assez simple, la position géographique et cet air estival qui règne souvent sur cette épreuve font que de nombreux équipages ont fait le déplacement. Vincent arrive mercredi soir. Pour ma part, je le rejoins jeudi soir. Vendredi matin, nous partons de bonne heure pour rejoindre François Cazalet chez Pierre Jean Renoulleau chez qui sont garées nos autos. Nous allons faire les spéciales du samedi. Nous aimons beaucoup Saint André de Lidon qui convient mieux à ce que l’on sait faire. Les deux autres spéciales sont plus roulantes et nous aurons des difficultés à rivaliser avec les gros moteurs. Petite pause repas puis direction les spéciales du dimanche. Le juge de paix sera sans aucuns doutes, la spéciales de 21km qu’il faudra parcourir 2 fois. En fin de journée, nous nous dirigeons vers les vérifications administratives et techniques qui se déroulent rapidement.
Samedi matin, le temps est menaçant et le terrain est glissant. Nous sortons du parc à 8h15 pour 15min d’assistance le long de la plage, toujours aussi sympa puis direction, l’ES1. Sur la liaison, j’entends un nouveau bruit dans l’auto. Un petit bruit qu’il n’y avait pas avant dans la voiture. De toute manière, il faut y aller.

ES 1 Semussac/Medis/St Georges :

Nous sommes un peu stressés sur la ligne de départ. Ce week-end, il y a beaucoup à perdre et peu à gagner. Faisons abstraction et roulons. Dès les premiers mètres, l’auto ne motrice pas. On se dit que le chemin est tassé et glissant mais ça n’explique pas tout. Nous sommes très prudents. Quelques kilomètres plus loin, sur le premier bitume, l’auto se met à vibrer fortement. Vincent décélère puis d’un coup, plus de vibrations. Vincent essaie d’accélérer… Ca fonctionne toujours. On discute… Il faut continuer. Nous savons que ça vient de l’avant mais rien de plus. Au point stop, nous voyons qu’Alain Pierrine n’est pas loin. On prend une valise. On descend mais on ne voit rien d’anormal. A l’entrée du parc d’assistance, on cherche par quoi ces vibrations pouvaient être générées. Tout à coup, Vincent voit que l’arbre entre le pont et la boite est sur le plancher sous le cache en fibre…. Oups… Comment est il tomber alors qu’il faut enlever le pont pour le mettre… Nous avons 25min pour comprendre et réparer. L’ambiance est lourde est nous avons un peu le moral à zéro. Toute l’assistance et même Taouze font un super travail pour démonter le pont, aligner l’arbre avec la boite, remonter l’ensemble avec juste 4min de retad. Résultat, en une spéciale, nous avons déjà 1min30 de retard. Ca s’annonce difficile. Nous sommes 39ème au classement…. Nous mettons les pneus sec. Il faut prendre des risques pour remonter.

ES 2 Saint André de Lidon :

Peu confiant sur la réparation, il faut tester tout ça alors… attaque… Nous ne nous pausons pas de questions. Nous sommes juste prudents sur le premier freinage. C’est bon, ça freine, ça motrice, on peut attaquer. Tout se déroule bien mais je sens que Vincent n’est pas libéré. Avec une spéciale comme ça, si ça devait  casser, ça aurait cassé. On peut continuer confiant. Nous faisons le 2nd temps en 8’29’’9 à 5’’1 de Favy qui veut gagner. Costes, est 3ème devant Pierrine et Manu Castan. Tient, je n'entend plus ce petit bruit...

ES3  Arces :

Vu la physionomie du terrain, il semble difficile de faire un temps dans cette spéciale avec le 2l même s’il marche super bien. Effectivement, nous sommes un peu juste en puissance. Comme tout le monde, nous sommes prudents pour passer les saignées à l’entrée du champ. En fait, ça passe à bloc. Favy fait le scratch mais Costes est à 7’’6, il devance Mann, Pierrine et nous.  Manu Castan doit abandonner. Michael Caze rencontre des problèmes avec sa suralimentation et il n’a plus de puissance, la course s’avère difficile. Nous sommes remontés à la 11ème place.

ES 4 Semussac/Medis/St Georges :

Mann est le plus rapide. Il devance Favy +1s, Pierrine +1’’5s, Costes +4’1s et Nous +9’8s. Nous grapillons 2 places. A l’assistance, le temps est menaçant, nous regardons la météo, il n’y a pas de pluie dans l’heure qui suit. Dix minutes avant de partir, la météo annonce de la pluie sur Saint André de Lidon. On change les pneus pour passer en CrossPower.

ES 5 Saint André de Lidon :

Nous sortons a grosse attaque mais il manque quelque chose. L’auto fait trop ce qu’elle veut. Elle nous domine un peu. Nous faisons le 3ème emps derrière Favy et Mann. Patrick Poincelet est à 13’’3s derrière nous. Alain Pierrine est le grand perdant de cette spéciale. Il crève et perd 51’’4s. Nous sommes 8ème et 2nd en 2l. Il a plu juste quelques goutes.

ES6  Arces :

Sur la liaison, la pluie s’intensifie. Nous sommes en CrossPower et on se sent un peu seul. Bastien Morisse est en Michelin mais les autres pilotes sont en gros pneus. Nous partons sous la pluie. A notre grande surprise, il y a pas mal de grip avec ces pneus qui ont l’avantage d’être peu large. Dans ces conditions difficiles et glissantes, nous faisons le 2nd temps à 1’’2s de Favy. Pierrine est 3ème à 4’’1s et Costes à 5’’6s. La journée se termine bien. Nous sommes 6ème à 1’56’’1. Nous sommes content de notre remontée mais la journée de dimanche sera longue.

Dimanche : Il a plu tout la nuit. Une pluie fine mais continue.

ES 7 Cozes / Grézac :

Le début de la spéciale n’est pas en notre faveur. Nous essayons de rester le plus possible sur la trace la plus dur. C’est peut être une erreur. Dans tous les cas, j’ai l’impression que Vincent est moins stressé que la veille et son pilotage est plus fluide. Dès que l’on peut grappiller quelques mètres pour freiner plus tard, nous n’hésitons pas. Après le 1er passage de route, à la fin du chemin en cailloux blancs le long du bois, nous coupons trop le D90. En fait, on sort d’un chemin pour monter sur un talus et entrer dans un champ. Un commissaire fait un rapport et nous écopons de 30s de pénalités. Nous retombons à la 2nde place des 2l pour 23s sur Foucart. Il faudra cravacher pour corriger cette bêtise.

ES 8 Meschers / Semussac :

Avec 21km, nous sommes tous un peu inquiet et curieux de faire cette spéciale. Il pleut et la 1ère partie de la spéciale est lente et glissante. Nous ne prenons pas assez de risques. Costes fait le scratch. Félicitation. Favy est 2nd à 4’’2s, Pierrine est à 18’’0 et nous sommes à 29’’8s. Foucart est juste derrière à 2’’4s. A cette vitesse, il va être difficile de reprendre la tête de la classe.

ES 9 Cozes / Grézac :

Il n’y a pas de question à se poser, c’est attaque, attaque et attaque mais nous ne sommes pas seul à avoir cette idée. Alain Pierrine fait le scratch et revient à 21’’1s de Costes. Nous faisons le 3ème temps et Foucart le 7ème.

ES 10 Meschers / Semussac :

Le terrain est super glissant. Costes part à la faute, il fait des tonneaux et doit renoncer. Bien heureusement, ils n’ont rien. De notre côté, nous savons que nous devons rouler vite. Nous en faisons un peu trop. Au milieu de la spéciale, sur le goudron avant le départ de la spéciale de l’année dernière, nous tombons dans le fossé de l’autre côté de la route. Vincent doit braquer à droite puis à gauche pour remonter du champ. 3km plus loin, nous tombons de nouveau dans un fossé et nous cassons le capot avant. Il faut se calmer un peu. Malgré toutes ces bêtises, nous faisons le 4ème temps à 24’’6s. Favy perce une durite de freins et doit s’aider des champs pour freiner. Vincent Foucart casse la courroie de son compresseur et perd 59s.

ES 11 Cozes / Grézac :

Pour cette ultime spéciale, il faudrait assurer mais il ne faut pas faire de fautes. Une seule solution, attaquer et prendre du plaisir. Cette stratégie est payante. Nous faisons le 3ème temps à 1’’8s de Pierrine et 0’’2s de Zelinski qui est très en forme en cette fin de rallye. Foucart, qui a pu réparer, est 4ème à 5’’5s. Mann casse un cardan et perd sa 3ème place au général en notre faveur pour 1’’2s… Tient, c’est un chiffre que l’on connait…
Le bilan du week-end n’est pas mauvais. Nous terminons 3ème, position que j’espéré au début du rallye. Nous gardons une courte avance au championnat sur Alain qui est un adversaire très coriace -)
Daniel Favy fait ce qu’il avait dit : il a gagné sur les terres de Laurent. Bravo les gars.
Rendez vous dans 5 semaines pour le dernier rallye qui décidera des champions de France dans les différentes catégories. La stratégie sera simple : ne pas se poser de questions, attaquer et être devant. IL se passe trop de choses en rallye pour prendre le risque d’assurer et échouer pour quelques secondes.
Mise à jour le Lundi, 26 Novembre 2012 23:59