Rallye Tout Terrain - Championnat de france

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Plaines et vallées 2012: Résumé

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Copyright SylvainJoly.comVictoire et titre de champion de France…

Le plateau de cette 39ème édition du rallye Plaines et Vallées était fourni et très relevé. Parmi les 90 équipages inscrits, plusieurs pilotes de pointe étaient capables de remporter la victoire. Daniel Favy étai bien décidé à gagner cette dernière épreuve du championnat afin de préparer de la plus belle des manières la saison 2013. Vincent Foucart inauguré un nouveau moteur rotatif des 348cv inscrit dans la catégorie 2l (la notre). Louis Dronde est venu se mesurer aux pilotes des « plaines » et apprendre à conduire dans ces conditions. Connaissant le talent de Louis, nul doute qu’il faudra compter sur lui pour la victoire. Laurent Bartolin, victorieux l’année dernière, sera à surveillé. Avantagé par sa position sur la piste, il pourrait récidiver. Patrick Poincelet, 2nd en 2011, aime beaucoup de type de terrains et il pourrait se mêler à la bataille pour la victoire. Christophe Costes est venu pour reprendre confiance et tenter de remporter cette première victoire tant attendue. Michael Caze a refait un moteur neuf à la suite de la casse de celui-ci lors du Dunes et Marais. Il se sent à l’aise et confiant sur ce type de terrain. Alexandre Thion pourrait créer la surprise sur ce terrain gras. Il s’était révélé lors du rallye du Gâtinais dans des conditions très délicates. Enfin, pour Alain Pierrine, l’équation est double. Assurer pour rejoindre l’arrivée et offrir le titre des copilotes et Guillaume ou attaquer pour gagner et espérer qu’un 2l s’intercale entre nous et lui pour gagner le titre de champion de France. Au milieu de tous ces pilotes, nous n’avons pas trop le choix. Nous devons rouler et attaquer pour être en tête des 2l et par conséquent très proche de la tête de la course.

 

Vendredi matin, je rejoins Vincent pour recopier les notes qu’il a pris la veille. Vers 9h, nous nous dirigeons sous une pluie soutenue vers la spéciale d’Ezy qui est ouverte aux reconnaissances de 9h à 12h. Le tracé a beaucoup changé. Il y a toujours une première partie dans les bois mais 70% de la spéciale est sur des chemins en dehors de la forêt. Néanmoins, Ezy reste une spéciale piégeuse et très exigeante. Nous nous dirigeons ensuite vers Coudres puis Serez et Saint André. Vers 14h, nous arrêtons les reconnaissances trempés jusqu’au os.

Samedi

Le départ de l’épreuve est donné à 9h45 pour le 1er 4x4. Nous sortons du parc fermé à 10h25. Afin d’éviter notre déconvenue de l’année dernière, nous rentrons dans le parc fermé avec un booster de batterie juste au cas où… Heureusement, cela ne servira à rien. Le moteur démarre au quart de tour.

Ezy 1:

A l’assistance, nous montons les nouveaux pneus Tecnhospeed Sport marquée d’une pastille rose (même gomme que les Technspeed Sport sans le refort Kevlar dans le flacs pour offrir un pneu plus souple). Le départ de la spéciale est retardé de 30min. Notre stratégie est simple : attaquer sans prendre de risques excessifs. Vincent attaque dès le début de la spéciale. Il imprime un très bon rythme. 2km après le départ, nous avions noté un freinage très glissant mais la réalité dépasse notre imagination. Dès que Vincent touche les freins, l’auto décroche de l’arrière sort de la trace. Dans ce sous bois en descente, il y a très peu de place et nous tapons une pierre avec la roue arrière droite. Le bruit dans l’auto est sourd. Nous avons peur que l’arrière soit arraché. Nous passons cette suite de virages très lents qui se passent au pas et nous essayons d’accélérer dans la pâture. L’auto semble vouloir avancer. C’est vraiment très solide un Fouquet ! Vincent est un peu déconcentré et son pilotage est mon incisif. Je le motive pour rouler un peu plus fort en gardant en tête qui faut que l’on reste au contact des pilotes de pointe. Sur le routier pour rentrer au parc fermé, le volant n’est plus droit, l’auto roule un peu en crabe et elle est affaissée. Nous pensons au pire… puis tout simple à une crevaison… Notre seconde idée est la bonne. Le pneu est totalement HS. Malgré ce problème, nous découvrons avec surprise que nous faisons le scratch 6’’5s devant Favy, 6’’8s devant Dronde et 7’’5s devant Pierrine. Nathanaël Costil tape la même pierre que nous et casse sa jante. Il abandonnera au parc d’assistance.

Coudres 1 :

Comme d’habitude, un passage dans la carrière a été aménagé. Cet endroit spectacle attire beaucoup de monde. Mais cette année, l’eau s’y est invitée en quantité. Cela ne pose pas de problèmes lorsque l’on y passe de jour mais lors d’un passage de nuit, cela devient dangereux car l’eau boueuse obstrue les phares. Cela n’est pas très sécurisant lorsque l’on sait que la spéciale se termine par 1km à fond de 6ème le long d’un fossé de 3m de profondeur avec des courbes à fond. Il serait intéressant de remettre cette spéciale le dimanche afin de la parcourir de jour. Fin de la parenthèse.

Nous partons vite dans cette spéciale que l’on connait bien. Les traces dans les chemins ne sont pas droites et l’auto navigue un peu de droite et de gauche et sort de temps en temps des ornières, toujours à haute vitesse. Vincent conduit avec beaucoup de finesse pour conserver l’auto sur le chemin. Nous faisons le scratch 4’’9s devant Pierrine, 9’’5 devant Foucart et 13s devant Favy qui doit s’arrêter à la fin de spéciale sur problème moteur.

Ezy 2 :

Le départ de la spéciale est retardé. Nous discutons au départ de la spéciale. La direction de course a pris la décision de contourner la carrière pour le passage de nuit. Nous saluons tous cette décision raisonnable. La spéciale est très abimée. Il y a des traces dans tous les sens et le chemin est méconnaissable. Au lieu de rester dans la trace, les pilotes vont chercher des trajectoires improbables. Alain Pierrine passe à l’attaque. Il fait le 2nd temps à 1’’7s de nous. Dronde est à 11’’2s  et Bartolin à 12’’9s.

Coudres 2 :

Compte tenu du retard accumulé, nous préférons monter la rampe de phares en préventif. Il pourrait y avoir un blocage et avec un départ théorique donnée et 16h46, nous ne pouvons pas prendre de risques. Nous faisons de nouveau le scratch devant Pierrine qui crève et perd 13’’4s d’un coup. Foucart fait le 3ème temps devant Bartolin et Chopin.

Ezy 3 :

Nous faisons de nouveau un passage éclair par le parc de regroupement d’Ezy. Nous apprenons que l’équipe d’implantation n’a pas appliquée la décision de la direction de course à cause d’un trop grand nombre de spectateurs. Cette décision ne nous réjouit pas du tout. Le départ d’Ezy est donné avec quelques minutes de retard. De nuit, nous attaquons car Vincent aime beaucoup rouler de nuit et moi je trouve ça génial. Nous faisons le scratch devant Dronde +13’’9s et le surprenant François Cazalet +20’’6s : bravo François.

Coudres 3 :

Nous avons décidé de partir au pas dans la carrière pour préserver nos phares. C’est que nous faisons. Nous passons au pas puis et évitons les flaques de boue pour accélérer uniquement dans la ligne droite à la sortie de la carrière. Dans la dernière ligne droite avant l’arrivée, un lapin traverse le chemin juste devant l’auto. Nous freinons pour l’éviter. Nous terminons la journée par un 6ème temps scratch. Dronde est à 2’’3s, Foucart 7’’6s, Pocheluberry + 21’’3s, Costes +21’’3s. Alain Pierrine perd 53’’5s : plus de visibilité suite au passage dans la carrière puis a une crevaison.

De retour à l’assistance, nous lavons l’auto en vu de l’assistance du lendemain. Résultat, je ne fais pas attention à l’heure et nous pointons dans la minute. Une grosse frayeur de mon côté. Un rappel à l’ordre : ne jamais se relacher…

A la fin cette 1ère journée, nous sommes forcément très satisfait. Nous sommes en tête avec 1’24’’1s sur Dronde, 1’44’’7s sur Foucart, 1’45’’1s sur Pierrine et 2’34’’5 sur Pocheluberry. La situation est idéale.

Dimanche

L’assistance matinale nous permet de faire un contrôle complet de l’auto. Nous partons confiant dans Serez avec l’intention de rouler mais en assurant les freinages surtout que quelques minutes avant le départ de la spéciale, nous avons une information officieuse : la spéciale de Saint André n’est pas validé par la préfecture. Elle n’est pas conforme au plan de sécurité. Ce rebondissement pourrait changer la donne.

Serez 1 :

Une chose est sûre, ça glisse. La spéciale est très plaisante et très rapide (97km/h de moyenne). Bartolin, parti 10ème, fait le scratch devant nous +3’’4, Helin 3’’8 et Dronde 5’’3s. Alain Pierrine est à 15’’6. L’auto ne tient pas au sol et il corrige en permanence l’auto pour la conserver sur la route. A noter le temps canon de Jérôme Helin qui prouve une fois de plus qu’il a un gros cœur. Grégory Vincent, en super rallye, fait le 5ème temps. Le jour où l’auto voudra aller au bout, il sera un candidat pour la victoire.

Saint André 1 :

Vincent Foucart se montre le plus rapide sur cette spéciale qui aime beaucoup. Malheureusement, une fuite d’huile dans l’auto le contraint de renoncer au parc d’assistance. Grégory Vincent récidive en faisant le 2nd temps à 7’’1s de Foucart. Nous sommes 2’’5s derrière Grégory.

Serez 2 :

Nous levons le pied sur tous les freinages pour soulager la mécanique. Ce n’est plus le moment de prendre des risques. Dronde fait le scratch à 1’’4s de nous. Grégory Vincent fait de nouveau un super temps à 7’’9s de nous. Il devance Chopin et Pocheluberry.

Saint André 2 :

Alain Pierrine change ses pneus et retrouve de bonnes sensations. Il fait le 2nd temps à 0’’8s de Dronde et 1s devant nous. Grégory Vincent renonce. De notre côté, nous avons une petite alerte t nous corrigeons cela à l’assistance.

Serez 3 :

Nous ne partons pas assez concentré. Juste avant le silo, nous nous retrouvons dans une situation délicate fasse à un bidon. Vincent prend la bonne décision et évite le bidon. Nous retombons 2 rapports pour repartir. Le soleil est gênant et nous assurons vraiment sur le reste de la spéciale. Nous faisons le 2nd temps à 6’’3 de Dronde qui a décidé de se faire plaisir jusqu’au dernier kilomètre.

Saint André 3 :

Nous sommes à 1 spéciale de notre rêve. Nous y pensons et nous en plaisantons sur tout et rien pour masquer notre stress. Nous assurons nos freinages. Nous sommes prudent mais nous gardons un rythme afin d’éviter de faire une bêtise. Nous avons encore en tête la situation que nous avions vaicu pour notre 1er titre en 2rm. Dans le dernier passage de Saint André, nous avions touché un arbre dans un D90 dans le bois. Cette fois, rien de tout cela. La spéciale se déroule correctement. Nous passons la ligne d’arrivée et nous explosons de joie dans l’auto. Toute l’équipe est présente au point stop. Nous pouvons tous les remercier puis nous rentrons au dernier parc fermé de l’année.

Nous gagnons cette édition du plaines et Vallées mais surtout nous remportons le titre de champion de France 2012 des pilotes. Pour ma part, je termine 2nd du trophée des copilotes derrière Guillaume Buisson.

Un grand merci à tous nos partenaires qui nous ont soutenus cette année. Sans eux, rien ne serait possible.

Rendez-vous début mars pour la 1er épreuve du championnat 2013.

 

Mise à jour le Mardi, 26 Février 2013 22:32